La Fondation ONA ouvre sa malle aux trésors et donne à voir des chefs-d’œuvre de Gharbaoui longtemps soustraits aux regards du public.
Composition, 1955, gouache sur carton marouflé sur toile de jute, signé en bas à droite, 50*66cm
Exposition permanente

Composition, 1955, gouache sur papier, signé en bas à droite, 50*65cm


Composition, 1965, huile sur carton, signé en bas à droite, 50*74cm


Composition 1956, gouache sur papier, signé en bas au centre, 73,5*105cm

Il y a du rock n’roll dans cette figure charismatique qu’est Jilali Gharbaoui : il a vécu vite, il est mort jeune tandis qu’à l’inverse ses œuvres marquent le temps d’une empreinte durable et indélébile. La Villa des Arts de Rabat en hébergera certaines des plus emblématiques.
Ce sont 36 œuvres en tout qui seront présentées sur les cimaises de la Villa des Arts de Rabat : des huiles, des gouaches, des mines de plomb, des encres… Toutes ces œuvres proviennent du Fond de l’ONA et n’avaient pas été montrées depuis l’année 2003.
Un accrochage qui n’obéit à aucune scénographie particulière mais qui rassemble les œuvres en fonction des techniques et des matériaux utilisés par l’artiste.
Après avoir publié l’ouvrage « Fulgurances », pour lequel l’ONA a fait appel à Yasmina Filali, la Fondation continue à multiplier les tentatives pour « sonder l’énigme Gharbaoui ». L’exposition, le livre sont ainsi autant d’outils pédagogiques permettant de réaliser l’une de ses missions : coupler le mécénat à une meilleure visibilité de l’art au Maroc.
Syham Weigant
, le 27 Aout 2010

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