Malik Nejmi, série "El Maghreb" (détail), 2009
« La photographie est avant tout une affaire de transmission »












Achetés par le musée parisien, les 94 tirages de la série El Maghreb sont montrés jusqu'en juin 2012 à l'occasion d'une exposition collective. Rencontre.
« La photographie est une affaire de transmission »
Vous exposez à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration qui a récemment acquis l’ensemble de votre série El Maghreb. C’est une reconnaissance ?
Malik Nejmi : Oui, bien sûr. Le musée a acquis mes 94 tirages pour un montant de 75 000 euros et ce travail sera désormais visible dans les meilleures conditions. C’est important pour moi, parce que j’estime que la photographie est avant tout une affaire de transmission, que ce soit auprès du public, de ma famille ou de mes enfants.
Le fait que votre travail entre dans un musée dédié à l’histoire de l’immigration, ça ne vous semble pas un peu réducteur ?
Non, c’est une chance. Même si je mène des collaborations avec quelques galeries (Galerie 127 et Agnès b., ndlr), je suis en dehors du circuit de l’art. Ce travail n’aurait donc jamais pu aller dans d’autres collections. C’est aussi une preuve d’engagement de la part du musée. L’acquisition a été finalisée avec l’achat du dernier volet de la série «Ramadans» où des Marocains témoignent de leurs vies, parlent de l’Occident et de leurs proches qui sont partis en Europe. C’est très politique, parfois violent.
Malik Nejmi participe à l'exposition collective J'ai deux amours à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Paris, jusqu'au 24 juin 2012.
Lire la suite dans diptyk n° 13

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