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Palestine : Cueilleurs d’olives, métaphore de la solitude

A la foire Art Dubai, le photographe palestinien Raed Bawayah expose une série d’images noir et blanc sur la récolte des olives, prétexte à faire des portraits de Palestiniens en proie aux affres d’un conflit dont ils ne voient pas la fin.

Raed Bawayah,  Sans titre, série Veines de la terre, 2009

Raed Bawayah, Sans titre, série Veines de la terre, 2009

 

Actu
 
Exposition de Raed Bawayah du 3 au 30 mai 2010 au Théâtre de l’Odéon à Paris (Vernissage le 30 avril).
Raed Bawayah,  Sans titre, série Veines de la terre, 2009
Raed Bawayah, Sans titre, série Veines de la terre, 2009 courtesy Empty Quarter gallery, Raed Bawayah
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Raed Bawayah,  Sans titre, série Veines de la terre, 2009
Raed Bawayah, Sans titre, série Veines de la terre, 2009 courtesy Empty Quarter gallery, Raed Bawayah
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Lors de la foire Art Dubai, l’artiste Palestinien Raed Bawayah (né à Qatana en 1971) propose une vision inhabituelle de son pays natal avec Veines de la Terre, une série inédite qu’il expose à la Galerie Empty Quarter. Photographiées en argentique, ses images noir et blanc ont été prises en Palestine lors de la récolte des olives. Cette approche nouvelle et originale pour évoquer la situation palestienne met en scène des êtres solitaires, accomplissant humblement une tâche quotidienne et ancestrale. (…)

 

Bien sûr, l’expression du regard et l’attitude corporelle trahissent subtilement les fêlures intimes liées à ce conflit interminable. L’enfant prostrée sur le sac d’olives en dit plus long sur le sentiment de solitude face à cette situation qu’une photographie de guerre ne le ferait en affichant les stigmates sanglants de la violence militaire infligée au peuple. RaedBawayah, qui a suivi des études de photographie à l’école d’art israélienne Musrarah à Jérusalem jusqu’en 2004, vit actuellement à Paris. Travaillant dans de nombreux pays, il prend toujours en considération les personnes que la communauté nationale et/ou internationale ne voient pas.
 
Dans la lignée de Diane Arbus dont il se revendique, RaedBawayah s’intéresse aux personnes dites marginalisées : « A l’heure où l’écrasante majorité des photographes palestiniens est prise dans l’étau du photojournalisme et assure au quotidien la couverture du conflit en territoires occupés, j’adopte une autre approche », explique-t-il. Ses cadrages généralement frontaux se concentrent sur le personnage entier et sa sphère environnante, autour de laquelle il gravite avec discrétion. (…)
 
Extrait de « Palestine Cueilleurs d’olives, métaphore de la solitude », p. 30. Retrouvez le texte intégral sur diptyk n°4, février/mars.
 
 
Katia Feltrin , le 24 Février 2010

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