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Paris Photo, l’Afrique loin des clichés

Anaya V. Jackson

Anaya V. Jackson, Destruction, 2011, archival pigment print (édition de 6), 145 x 148,5 cm

Philippe Koudjina
Philippe Koudjina, Maria Callas et Pier Paolo Pasolini de retour d'un repérage pour le film Medea, 1968, Niamey, 30 x 40 cm, tirage argentique, édition de 7
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J.D. Okhai Ojeikere
J.D. Okhai Ojeikere, Untitled [Onile Gogoro Or Akaba], 1975, Gelatin silver print
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David Goldblatt
David Goldblatt, Saturday morning at the Hypermarket, Semi-final of the Miss Lovely Legs Competition, 1980
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Sammy Baloji
Sammy Baloji, Sans Titre 21, série "Mémoire", 2005-2006, matt on Fuji paper and aluminium, édition de 10, 60 x 205 cm
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Pour sa 15e édition, Paris Photo quitte le cadre intimiste du carrousel du Louvre pour le faste et la lumière du Grand Palais. Invités d’honneur, les artistes africains écument, au gré des stands et des expositions, les facettes d’une démarche construite entre résistance et photographie d’art.

Le marché de la photo, ça se passe ici.  En dépit d’une hausse de 12 % du prix du stand, la foire a réuni plus de 130 exposants (galeries et éditeurs confondus) dont 55 nouveaux participants et 65 % de galeries internationales. Paris Photo toujours plus beau, tel est le message lancé par une programmation qui se découvrait à la manière des poupées russes, imbriquant dans un même esprit stands et expositions, collections et réflexions. Au gré des stands, les œuvres font leur show. Chez Pace McGill, Irving Penn et plusieurs photos de Paul Graham sont parties à 30 000 dollars pendant que la photographie africaine profitait de son caractère encore très accessible. Ainsi, sur le stand de la Revue Noire, Philippe Koudjina (Niger) a été vendu à un montant de 700 euros. Les tirages de Malick Sidibé, quant à eux, ont trouvé acquéreur à partir de 2 000 euros.  De ce melting-pot des œuvres et des approches, la foire aura finalement pu prouver que la photographie n’a plus de frontières. Pour preuve, la photographie africaine, tout à la fois plastique et documentaire, se tourne aujourd’hui davantage vers l’art du portrait comme l’ont révélé les expositions « African Emerging Photography », réunissant  une dizaine de photographes présentés aux Rencontres de Bamako ainsi que la collection d’Artur Walther, centrée sur le portrait photographique vu par trois générations de photographes africains.

Lire la suite dans diptyk n° 13

Aurélie Martin , le 6 Décembre 2011

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