Rendu célèbre par ses grands poètes classiques – hafez, ferdowsi ou encore rumi –, ainsi que son cinéma d’auteurs et les films d’abbaskiarostami, l’iran brille aujourd’hui sous les feux de l’art contemporain. Etat des lieux.

Amin Nourani, Sans titre, 2009, huile sur toile, 240 x 570 cm

Amin Nourani, Sans titre, 2009, huile sur toile, 240 x 570 cm

 

Extraits de l’article “The promise of loss”. Retrouvez le texte intégral sur diptyk n°5, avril/mai, p. 62.
Amin Nourani, Sans titre, 2009, huile sur toile, 240 x 570 cm
Amin Nourani, Sans titre, 2009, huile sur toile, 240 x 570 cm
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ShaheenMerali, A Contemporary Index of Iran,vue générale
ShaheenMerali, A Contemporary Index of Iran,vue générale
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JinoosTaghizadeh, Rock Paper Scissor, 2009, impression lenticulaire, 68 x 53 cm,
JinoosTaghizadeh, Rock Paper Scissor, 2009, impression lenticulaire, 68 x 53 cm, édition de 7
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Sara Rahbar, You Burned Down My House, ThenOffered Me ShelterFrom The Rain, 2009
Sara Rahbar, You Burned Down My House, ThenOffered Me ShelterFrom The Rain, 2009, textiles/mixed medias, 244 x 213,5cm
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Et d’abord, pourquoi ce titre étrangement paradoxal, pour ne pas dire plein d’ironie – «The Promise of Loss», littéralement La Promesse de la Perte –, pour une anthologie présente des expressions artistiques de l’Iran depuis la Révolution islamique de 1979 jusqu’à nos jours ? Après trente années d’un régime qui vaut comme on sait à l’ancienne Perse l’appellation officielle de République Islamique d’Iran, la question mérite d’être soulevée. Sinon de soulever le coin du voile qui la recouvre par là-même. Loin des rumeurs de guerre contre son programme de recherche nucléaire. Mais plus proche des bouleversements politiques et sociaux qui secouent le pays, comme des problèmes économiques qui l’assiègent depuis que l’embargo américain pèse lourd sur son quotidien.
 
« Partie prenante, comme chacun d’entre nous, dans un monde imparfait où les réminiscences du passé disparaissent et reviennent parfois pour hanter les esprits créateurs, «The Promise of Loss» se veut avant tout révélatrice de l’immense territoire artistique qu’est l’Iran », écrit Shaheen Merali, qui en est le curateur inspiré dans son catalogue d’exposition sous-titré Un index contemporain de l’Iran. Avant de poursuivre : « La connexion de l’expertise à l’expérience, le rythme de ces données, la consistance de son énergie entre ces zones d’ombre, rend l’écoute de ces artistes d’autant plus urgente. En soi, «The Promise of Loss» ne cherche pas à définir l’Iran, ni même le processus qui consisterait à en dessiner les contours. Mais son intention première serait plutôt d’ajouter un témoignage symbolique à ce qui pourrait servir d’archives du futur, en vue de suppléer et d’approfondir une considération esthétique de l’Iran. Tant à travers son vaste héritage que du point de vue de ses plasticiens actuels… » (…)
 
 
Renaud Siegmann , le 23 Avril 2010

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