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Saâd Hassani à la recherche de son double

L’artiste Saâd Hassani a installé son atelier en plein centre de Casablanca, au milieu de petites échoppes de menuiserie, isolé toutefois de l’exubérance de la ville. Bienvenue au Foundouk Bashko.

Toiles du passé et travaux plus récents.

Toiles du passé et travaux plus récents.
© Fouad Maazouz

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Exposition jusqu’au 7 mai, Villa Delaporte, 6 rue du Parc, Casablanca. Tél. 05 22 47 31 20
Sculpture épave, hommage aux harragas
Sculpture épave, hommage aux harragas © Fouad Maazouz
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© Fouad Maazouz
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Le retour du corps dans le travail de Hassani. © Fouad Maazouz
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© Fouad Maazouz
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 « La peinture a certainement besoin de beaucoup d’espace, mais pas moi ». On regarde alors l’homme assis dans ce qu’il appelle « son abri ». Un petit coin cosy avec un canapé, un fauteuil, une étagère croulant sous les livres. Tout autour, une dizaine de petits tableaux accrochés au mur, comme une présence abstraite d’amis proches ou disparus, d’affinités avec des créateurs.

Juste à côté, on bascule dans un espace immense, avec un haut plafond lumineux, des toiles qui déroulent leurs longueurs sans complexes ni contraintes. L’atelier de SaâdHassani , c’est deux territoires indissociables qui s’entremêlent, où il suffit d’un pas pour être dans l’intime de la création et d’un autre pour retrouver l’intime de soi. Deux espaces vitaux que ne séparent ni porte ni cloison. Juste les marches et la rampe d’un escalier qui monte, d’une poutre qui soutient les hauteurs d’une mezzanine et d’une belle et imposante sculpture en métal. Nous sommes dans le foundouk que l’artiste a déniché il y a quelques années dans l’ancien Casablanca, en face de Bab Marrakech. (…)
 
Sur le sol, sur une table, sur un pan de mur, le travail récent de l’artiste envahit l’espace de l’atelier, avec des silhouettes, des esquisses de corps sur fonds brun et marron : « Quand je dis esquisse, c’est pour donner une sorte de légèreté. C’est vrai, je suis complètement peinture, définitivement peinture, mais aujourd’hui, j’éprouve ce besoin terrible de dessiner les choses de manière maladroite, comme un enfant. »
 
Ce corps n’est pas réapparu chez Hassani depuis les années 80, lui qui est passé de l’échiquier aux fenêtres de couleurs sombres et claires se superposant. (…)
 
Extraits de « Saâd Hassani, à la recherche de son double ». Retrouvez le texte intégral sur diptyk n°5, avril/mai, p. 80.
 
 
 
Mona Tamar , le 14 Avril 2010

Commentaires

SAÂD HASSANI

À chaque fois qu'il m'arrive de lire un article dans Diptyk, je suis toujours très impressionné par l'intérêt de l'article, mais surtout par le style et la syntaxe.

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