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[ EDITO ] Diptyk #32 : Retour à l’ADN

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Un vent nouveau souffle sur ce numéro.  Une brise légère. Après tout, rien n’est gravé dans le marbre. Le statut de « seul magazine … » et le sérieux dont on s’affuble pourraient parfois avoir raison de l’impertinence d’un magazine pourtant jamais tenté (sollicité ?) par l’embourgeoisement.
 

Un nouveau papier d’abord. Moins lisse, plus poreux, il lutte avec les images dont il restitue la vibration de la forme et des couleurs. En passant par vos mains, il envoie à votre cerveau saturé d’écrans et qui sait que les jours de la presse papier sont comptés, le message qu’un objet papier est peut-être pour quelques temps encore un objet précieux. Prenez-en soin, conservez-le, revenez-y, relisez les anciens, comparez-les ! Ou bien faites comme Youssef Yedidi, prenez un cutter et un bon DIptyk et faites-en un objet d’art.
 

Une maquette qui bouge. En passant par vos yeux, ces nouvelles pages vous disent de regarder d’abord et d’essayer de comprendre ensuite. Parce que l’art contemporain, si abscons soit-il parfois, est d’abord une expérience sensible. Et c’est là que tout se joue. Feuilletez d’abord, lisez ensuite. Laissez-vous faire, la perplexité n’est pas une faiblesse de l’esprit, c’est une qualité.
 

Une pensée qui s’affranchit. Que font ensemble sur nos pages de l’art contemporain et de la botanique ? Ils dialoguent. Car depuis bientôt sept ans que nous parcourons la Terre de foires en biennales, des idées germent, des similitudes fleurissent, des lignes de faille se creusent, des fraternités ensemencent notre territoire. Arbres, troncs, graines germées, fleurs, herbiers numériques, floraisons artificielles, guerrilla gardening… voilà autant de choses étranges rencontrées dans nos pérégrinations et dont on vous livre ici un début d’explication. Peut-être un projet d’exposition en germination ? Qui sait…
 

Une voix plus libre. Elle s’applique désormais à lire les événements avec la profondeur de champ qui est la nôtre. C’est avec l’expérience de 3 biennales vues que nous abordons celle qui s’ouvre à Marrakech dans quelques semaines et dont on livre ici notre lecture.
 

Tout un édito où il n’est question que de soi. Que notre lecteur nous excuse ce nombrilisme. Il est essentiel. Diptyk fait partie de l’ensemble qu’il prétend décrire. C’est à ce titre que nous devons sans cesse questionner notre pratique et nous réinventer. 
 

Meryem Sebti 

Directrice de la publication et de la rédaction
Diptyk #32 est en kiosque depuis le 17 février !

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