Magazine

Diptyk n°1

Premier magazine marocain dédié aux arts plastiques, Diptyk, c’est toute l’actualité artistique couverte par nos journalistes au Maroc et nos correspondants à l’étranger, des interviews en exclusivité d’artistes de la scène nationale et mondiale, des portfolio des photographes les plus contemporains, ainsi qu’un décryptage des tendances du marché de l’art.

Couverture

Édito

Construire un territoire  

 
Meryem Sebti
 
Voici le premier numéro de diptyk.
 
Ce magazine d’art se veut d’abord le reflet de son époque, dans toute sa complexité. En allant à la rencontre d’artistes à travers le monde, en leur consacrant un espace d’expression verbale et visuelle, diptyk prétend aussi être un moteur pour la création contemporaine.
 
Qu’ils parlent du Maroc d’hier ou d’aujourd’hui, des pays arabes ou d’un Occident qui les a accueillis, les artistes que nous défendons construisent une identité culturelle dont diptyk veut définir le territoire.
 
Tous les deux mois, notre rédaction couvrira les actualités qui ponctuent le calendrier artistique national et international.
Pour ce numéro inaugural, de Casablanca à Paris, en passant par Venise ou Dubaï, diptyk s’est lancé à la poursuite des jeunes artistes arabes de la nouvelle vague qui ne conçoivent leur travail que hors des murs et des frontières.
 
Puisque tout le monde en parle : qu’est-ce que l’art contemporain arabe ? Une première réponse se lit en filigrane de l’exposition Traversées montée à Rabat par Brahim Alaoui.
 
Nous avons suivi Jean-François Clément en visite intime de l’atelier de Hassan El Glaoui, aux sources de la peinture marocaine. Nous sommes partis écouter Maurice Arama qui nous livre les clés de ses dernières recherches : qui est ce Ben Abou, personnage énigmatique de l’œuvre de Delacroix au Maroc ?
 
A Paris avec Kamel Mennour, galeriste star du moment, diptyk s’est offert un éclairage initié sur ce métier du risque, qui suppose flair et témérité. Dans notre cahier photo, un portfolio des dernières créations photographiques de Lalla Essaydi. D’où vient cette impression troublante? Normalement, le henné se limite à l’espace corporel féminin. Dans ces œuvres à la séduction étrange, tout est emballé et calligraphié : c’est là que les interrogations commencent…
 
En matière d’art, il faut aussi apprendre à voir. Mohamed Rachdi nous donne quelques clés dans la rubrique « l’œil écoute ».
Parler de l’art au Maroc, dans les pays arabes et dans le monde c’est aussi parler marché : décrypter les grandes tendances internationales, analyser le marché marocain encore émergent, fixer la cote de nos artistes, pointer le projecteur sur des talents prometteurs…
 
Pourquoi diptyk ? Un diptyque, œuvre en deux volets, donne à voir une image continue qui se construit dans la discontinuité. C’est cette frontière entre ce qui nous identifie et ce qui peut nous enrichir que diptyk propose de traverser.
 

 

Sommaire

Diptyk n°1
Juin 2009 - Aout 2009
Juin 2009 - Aout 2009
62 L'artisteplus

MOUNIR FATMI Entre envie de construire et de détruire JULIE ESTEVE

 

106 Portrait d'un galeristeplus

Kamel Mennour Le galeriste, un sherpa pour l'artiste
Julie Estève