Marché

Au Maroc, le marché de la photo tente une percée

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Denis Dailleux, série "Du Nil dans mes veines", 2007

Denis Dailleux, série "Du Nil dans mes veines", détail, 2007

Au Maroc, rares sont les acheteurs qui investissent dans un artiste encore méconnu. Très limité, le marché oblige les galeristes à adopter une stratégie de l’entonnoir jouant, à leurs risques, sur la rareté.

Malik Nejmi
Malik Nejmi, série "El Maghreb", 2009, tirage Lambda, 102 x 102 cm
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Lamia Naji
Lamia Naji, Immaculé, 2011
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Sarah Moon
Sarah Moon, Nîmes, 1994
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Fouad Maazouz
Fouad Maazouz, Le saut, tirage unique sur papier argentique, 124 x 110 cm
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Souvent considérée comme l’enfant pauvre du marché de l’art, la photographie tente tant bien que mal de gagner le cœur des collectionneurs marocains.

Des cotes passées du simple au double, une visibilité grandissante sur la scène internationale, s’il existe bel et bien une photographie d’art au Maroc, le marché qui en découle reste encore quant à lui inversement proportionnel aux talents déployés. En cause, le manque de structures participant à la promotion du médium, une peur de l’œuvre multiple pour un public habitué à la peinture mais aussi, et c’est important, un nombre restreint de photographes professionnels (une dizaine sans compter ceux de la diaspora). Florence Michel-Guilluy, collectionneuse française installée au Maroc, est pourtant très optimiste : « En arrivant au Maroc, j’ai trouvé que l’innovation se passait du côté de la photographie. Contrairement aux peintres marocains, les photographes ne tombent pas dans une forme d’exotisme en se calquant sur des références qui ne sont pas les leurs. La photographie marocaine a une fraîcheur, une spontanéité qui me font croire en un tel marché ». Problème, cette vision prophétique, condition sine qua non de tout marché émergent, reste un cas isolé. Au Maroc, rares sont les acheteurs qui investissent dans un artiste encore méconnu. C’est ce qu’observe Hassan Sefrioui de la Galerie Shart : « Le marché est comme une boucle. La notoriété de l’artiste à l’étranger est très importante pour les acheteurs marocains ». Un marché limité donc, qui oblige les galeristes à adopter une stratégie de l’entonnoir jouant, à leurs risques, sur la rareté.

Lire la suite dans diptyk n° 13

Aurélie Martin , le 6 Décembre 2011

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