Guedras in the Wind, Morocco, 1971 © The Irving Penn Foundation

Guedras in the Wind, Morocco, 1971
© The Irving Penn Foundation

Plusieurs œuvres d’Irving Penn de la période marocaine passaient en vente au même moment à Paris, permettant de revenir sur la valeur esthétique et marchande de ces  travaux.

Guedras in the Wind, Morocco, 1971 © The Irving Penn Foundation
Guedras in the Wind, Morocco, 1971 © The Irving Penn Foundation
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Three rissani women with bread, 1971
Three rissani women with bread, 1971 Dimensions: 49,2 x 48,6 cm Estimation: 20 000€- 30 000€ Vendu: 23 550€ © Sotheby's
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Top 10 adjudications Irving Penn
Top 10 adjudications Irving Penn
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Irving Penn - Indice des prix
Irving Penn - Indice des prix
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En novembre dernier, Paris Photo a été une belle occasion, pour les amateurs, d’approfondir leur connaissance d’Irving Penn. Ce maître de la photographie moderne récemment disparu est d’abord connu pour ses photographies de mode, son art du portrait et de la nature morte. Ainsi, Femme dans un palais marocain (1951) détient le record de l’œuvre la plus chère vendue à Paris Photo (265 000 €).


 Les tirages d’Irving Penn sont exposés dans les plus grands musées du monde (MoMA, Whitney Museum of Art, Paul Getty Museum, etc.). 
Peu connus du public, d’autres clichés réalisés au Maroc dans les années 1970 et montrant des personnages posant bizarrement voilés trouvaient leur place avec une certaine ironie dans un Paris qui célébrait en novembre, au Carrousel du Louvre, la photo arabe et iranienne. Ainsi, la Hamiltons gallery de Londres  cédait pour 40 000 $ Two Rissani women, one with bread, one with child, de 1971 (gelatin silver print, printed 1990, édition of 13 ; 38,1 x 38,1 cm). Au même moment, Sotheby’s adjugeait 19 000  € Three Rissani women with bread, de 1971 (tirage argentique de 1984, contrecollé carton, d’une édition de 20 ; 49,2 x 48,6 cm). Chez Thierry Marlat, qui dirige une galerie entièrement dédiée à la photographie, on peut actuellement acquérir le dernier exemplaire de Two guedras (1971, tirage platine de 1984, édition de 40 ; 50,2 x 43,3 cm) pour environ 200 000 $ ! Simone Klein, expert photographie Sotheby’s Europe affirme que ces prix sont conformes à la cote de l’artiste pour ce type de travaux. « Dès que vous avez une vente photo, vous aurez du Irving Penn, il est parmi les photographes les plus recherchés. Mais les tirages de la série Femmes Rissani ne dépassent pas de beaucoup les estimations et ne sont en général pas très disputés .»
 
Ascension vertigineuse de la cote
 
Son de cloche sensiblement différent côté galeries. « Les séries marocaines sont très fortes, affirme Thierry Marlat. J’ai vendu il y a quelques années à un collectionneur suisse des  Femmes Rissani pour 100 000 €, c’était un coup de cœur pour l’acheteur et son premier achat photo. C’est un travail très humaniste et l’on retrouve ici le grand Irving Penn, et notamment son travail très reconnaissable sur la lumière. Du reste, ces photos de la période marocaine apparaissent notamment dans ses livres et dans le catalogue de sa première exposition au MoMa ». « Le lieu d’achat reste un facteur important pour faire de bonnes affaires, avoue Thierry Marlat, et à Londres, pour Irving Penn, je fais de meilleurs achats qu’à Paris où il est très demandé et donc plus cher. »
Pour la photographie, la question du tirage et de l’édition est déterminante. Simone Klein de Sotheby’s, explique : « Sur le travail d’Irving Penn, nous effectuons un gros travail pour déterminer l’édition. Il a pu faire des éditions de 13, 20, 28 ou 7. Il est assez difficile d’établir un prix d’estimation.» Pour le galeriste Thierry Marlat, « le tirage n’est pas toujours très significatif chez Irving Penn. C’était un perfectionniste. Que ce soit pour une édition de 60, de 40 ou 45, quand le tirage était bon, il le conservait, et inversement. »

Quoi qu’il en soit, il est peut-être trop tard pour faire de bonnes affaires avec cet artiste dont la cote suit une ascension vertigineuse. Thierry Marlat avoue avoir vendu  en 2002 la Femme dans un palais marocain pour la somme de 11 000 €, alors que cette même œuvre atteignait le prix record du salon Paris photo, chez Robert Klein qui la cédait à 265 000 €, soit 20 fois plus !

 


Meryem Sebti , le 29 Décembre 2009

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