Support d’étude ou de maîtrise, le dessin fut longtemps l’apanage des maîtres ou des enfants. Tombé un temps en désuétude, il revient depuis que son usage renouvelé en fait le médium-phare des artistes contemporains. La preuve à Paris !

Brion Gysin, Les chansons de Marrakech, 1959, lavis et encre sur papier, 33 x 24

Brion Gysin, Les chansons de Marrakech, 1959, lavis et encre sur papier, 33 x 24,5 cm

Quatrième édition du Salon du dessin contemporain

25-28 mars 2010 au Carrousel du Louvre

Didier Trénet, L’Assise (B), 2009, crayon, fusain et sanguine sur papier, 50 x 3
Didier Trénet, L’Assise (B), 2009, crayon, fusain et sanguine sur papier, 50 x 35 cm
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Brion Gysin, Les chansons de Marrakech, 1959, lavis et encre sur papier, 33 x 24
Brion Gysin, Les chansons de Marrakech, 1959, lavis et encre sur papier, 33 x 24,5 cm
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3 questions à PHILIPPE PIGUET, nouveau directeur artistique du Salon du dessin contemporain
 
Par quel biais le dessin est-il revenu sur le devant de la scène contemporaine?
En fait, l'art du dessin n'a jamais cessé de reprendre à son compte les inventions matérielles comme les avancées technologiques, aujourd'hui devenues communes aux divers champs des arts plastiques et visuels. Tout en cultivant les différentes formes les plus traditionnelles des beaux-arts...C'est à la fois un laboratoire permanent et un domaine d'expérience.
 
L'intérêt qu'il éveille est-il aussi lié à sa facilité d'accès sur le marché?
C'est un secteur plus abordable que d'autres médiums, où les amateurs peuvent prendre des risques sans se ruiner. Historiquement, tous les collectionneurs ont commencé par acheter des dessins. Et puis, le dessin permet d'être au plus près de la création, d'en saisir un peu les mécanismes, avant que de s'intéresser à des pièces plus complexes...plus encombrantes aussi! Bref, le dessin s'est toujours placé en amont de l'idée de collection. C'est un phénomène qu'on peut vérifier à travers le temps.
 
Malgré tout, ces oeuvres sur papier ne nécessitent-elles pas un soin particulier quant à leurs conditions d'exposition?
Un soin particulier, dès lors qu'on est une institution, de ne pas exposer ces oeuvres de manière continue à la lumière. Mais dans un lieu privé, on s'octroiera peut-être davantage de liberté, étant donné le besoin, et surtout le plaisir qu'il y a de vivre au quotidien le dessin dans un rapport de proximité.
 
Renaud Siegmann , le 11 Mars 2010

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