Jusqu'au 7 mai 2010
tél. : 05 22 47 31 20
La Galerie 127 expose du 15 octobre au 30 novembre 2009 les travaux de trois photographes, la Belge Soo, la française Marie Docher et l’anglais Jonathan Prime sous le thème de Medin’Marrakech.
Kamel Mennour : séduisant, charismatique, et un sourire à faire rougir le monde. Son audace a été sa meilleure arme pour se hisser, en dix ans à peine, au rang des galeristes d’art contemporain les plus en vogue de Paris.
Dans la campagne d’Essaouira, l’artiste a installé son atelier marocain. Dans un espace à l’architecture traditionnelle s’épanouissent ses volutes florales dont elle a su faire une thématique de l’art contemporain.
Stratégie, jeux solitaires ou collectifs, jeux de hasard… une panoplie par laquelle, à l’Institut Français de Rabat, l’artiste revisite les règles de l’art, si proches de celles du jeu.
Dix ans après son Lion d’Or, Shirin Neshat était en septembre à Venise pour la Mostra avec Women without men pour lequel elle a reçu le Lion d’argent du meilleur réalisateur. L’occasion d’évoquer son talent.
Mohamed Bourouissa met en scène les tensions dans «les quartiers» en se référant à la fois aux maîtres de la peinture et au rap. Dans ses photographies, il laisse transparaître les lignes de force d’une « géométrie émotionnelle ».
Son regard est enveloppant. Tout comme son rire. Entre l’homme joyeux et les personnages fantomatiques de sa peinture, le contraste est inattendu.
Si chaque toile de Bravo est un chef-d’œuvre de maîtrise aboutissant à ce « rendu photographique », sa palette lumineuse est aussi un somptueux hommage aux maîtres flamands ou espagnols et à la Renaissance italienne. Un grand artiste représenté à Marrakech par la galerie Tindouf.
Représenté par la galerie Emmanuel Perrotin à Paris et à Miami, l’artiste présente sa première exposition personnelle au Maroc à la galerie FJ. L’occasion de découvrir toutes les facettes de ce peintre qui réinterprète les couleurs du monde.
Mounir Fatmi, le plus international des artistes modernes marocains, participe jusqu’au 3 janvier 2010 à la 10ème biennale de Lyon. Rencontre avec un « artiste voyageur » qui puise ses œuvres et son art dans sa rage de vivre.
Directeur du salon Paris Photo, Guillaume Piens en fut d’abord le responsable de communication. Rigoureux et inspiré, il est l’homme-clé de l’événement qui se déroule au Carrousel du Louvre et met à l’honneur cette année la photo arabe et iranienne.
Pour son exposition inaugurale, la Matisse Art Gallery propose de découvrir l’univers très pop de Hassan Hajjaj du 20 novembre au 5 décembre.
Mehmet II qui la conquit, Bayezid II, Selim Ier et Soliman le Magnifique… c’est au Grand Palais que l’exposition phare de la Saison turque en France revisite l’histoire de la ville d’Istanbul, légendaire Byzance d’autrefois.
Entre taches et coulures, l’artiste essaie d’appeler et capturer une image mentale en la dépouillant de tout ce qui pourrait la voiler ou l’encombrer.
C’est un dispositif très intimiste qu’Esther Blanqui, commissaire du projet, nous invite à découvrir dans cette exposition in progress en forme de dialogue entre Safaa Erruas et Mariona Vilaseca.
On part rencontrer l’artiste, on revient décontenancé par le bagou de l’homme. Mehdi est un artiste, il aime les mondanités et ne s’en cache pas. Sur le tracé infini de ses lettres reconnaissables, il revendique aujourd’hui, à la Loft Gallery, ses racines africaines.
Le travail original de cette artiste saoudienne qui a passé trois années de sa vie à photographier le pèlerinage est une réfutation en acte du cliché éculé de l’interdiction de l’image en Islam.
Après un accrochage collectif, Mouna Hassani propose Jacques Barry, son bestiaire poétique et ses personnages ailés sur des fonds hauts en couleur, vestiges d’une enfance qu’il nous invite à retrouver.
Le Jeff Koons iranien est devenu en 2008 une star du marché de l’art après la vente d’une de ses pièces chez Bonhams à plus d’un million de dollars. Il présente aujourd’hui à la galerie Perrotin «Silly you Silly me», une exposition où le kitsch le dispute au caustique.
« Limit-No limit », une exposition de quatre séries de photos récentes de l’artiste marocain où la violence s’enfonce dans les corps, où les pressions sociales, politiques, religieuses s’infiltrent dans les peaux et menacent identités et libertés.
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Plasticien français né en 1970 de père algérien et de mère française, Saâdane Afif vit et travaille aujourd’hui à Berlin. Prix Marcel Duchamp 2009, l’artiste nourrit son œuvre conceptuelle de lumière, de son et de mouvement, avec une grande poésie.
L’artiste française, en résidence à la galerie FJ, travaille depuis toujours avec le carton, une matière sous-estimée au quotidien, avec laquelle elle recrée le monde à sa façon, en plus poétique.
Un artiste se penche sur une ville, ses remparts, son débordement dans l’espace, ses relations essentielles avec l’eau… c’est « Fayd», performance de Mohamed El Mahdaoui qui s’est glissé dans la vie quotidienne de la médina de Tétouan pour y compter les méandres de d’histoire.
Elle a poussé les formes et imposé aux figures des perspectives mythiques. La novation stylistique marque fortement ses premières toiles marocaines réalisées au début des années 20.
Le musée Georges Oompidou consacre une rétrospective à Pierre Soulages, figure majeure de l’abstraction depuis la seconde guerre mondiale. Cent tableaux retracent 60 ans d’une vie consacrée à la peinture car, à 90 ans, l’artiste peint encore.
Remanier l’aluminium comme espace où s’exprimerait une matière vivante, lui donner une autre vie de poésie et de création. C’est l’œuvre récente « Lumière et sens » de Diego Moya visible à la Galerie Shart jusqu’à fin février.
Musée Maillol à Paris
C’est un vétéran de la peinture marocaine, Saad Ben Cheffaj, artiste venu du nord, qui expose à la galerie de L’atelier 21 des œuvres fortes, très charnelles, imprégnées de mythologie gréco-romaine.
Internationalement connue, Majida Khattari expose son œuvre photographique qui réconcilie mode et art contemporain sur fond de scènes orientalistes. Histoire de voiles… qui dévoilent.
A la foire Art Dubai, le photographe palestinien Raed Bawayah expose une série d’images noir et blanc sur la récolte des olives, prétexte à faire des portraits de Palestiniens en proie aux affres d’un conflit dont ils ne voient pas la fin.
A la foire Artparis+guests, la galerie casablancaise L’Atelier 21 présente une sélection d’artistes contemporains et la galerie Damgaard deux artistes-phares du mouvement de l’art brut d’Essaouira : Ali Maimoune et Mohamed Tabal.
HayvKahraman révèle un monde intérieur féminin en proie à une violence sourde, avec des compositions nourries de miniature persane, de Renaissance italienne, de calligraphie arabe et extrême-orientale ou encore d’Art Nouveau.
Au-delà des tragédies qui l’inspirent, l’artiste dénonce le voyeurisme et le non-dit, les mensonges de l’Histoire et des hommes. Volés à l’actualité des conflits mondiaux, ses tableaux d’images frappent par leur impact violent et poétique.
Terre, cendre, clous, alun..., avec ces matériaux symboliques liés à des rituels séculaires, l’artiste Hassan Bourkia a préparé pour Venise Cadre une œuvre belle et grave, engagée.
La pierre, Hassan Echaïr l’entasse, l’ordonne, la suspend, la relie à des bouts de bois, jouant avec les lois de la pesanteur, sans cesse à la recherche d’un équilibre, qui est aussi celui de l’être humain.
Après y avoir «fait ses courses» de couleurs et de thèmes, Maftah nous livre de la médina une vision ludique, filtrée par le prisme des enfants.
Après « Organic Machine » en 2007, ode à la nature aux paysages colorés, Rita Alaoui récidive à la galerie Shart avec « Cones, cupcakes and Dragonflies », un nouveau conte du quotidien croqué dans le style si particulier de l’artiste.
A l’épreuve du temps et de l’espace, son œuvre au féminin remonte la piste des origines. Entre ailleurs et nulle part, son travail photo/vidéo montre avec humanisme des rêves de départ et de retour. Contre l’oubli, c’est elle qui se raconte aussi.
Construit sur une île artificielle à soixante mètres de la corniche de Doha, ce musée qui abrite une collection de chefs-d’œuvre parmi les plus prestigieuses au monde est le premier d’une série qui fera de l’émirat et de toute la région un carrefour mondial de l’art et de la culture.
L’artiste Saâd Hassani a installé son atelier en plein centre de Casablanca, au milieu de petites échoppes de menuiserie, isolé toutefois de l’exubérance de la ville. Bienvenue au Foundouk Bashko.
Jouant sur la fibre de l’intime, l’artiste expose à la Galerie Leica de Solms, en Allemagne, un road-movie photographique inédit.
L’exposition « Dreamlands » au Centre Pompidou interroge l’extravagance architecturale de notre temps et explore de possibles influences : décors de cinéma, parcs d’attractions, expositions universelles…
Le nouveau directeur de la Villa Médicis à Rome, l’historien d’art Eric de Chassey, interroge dans son exposition « Les Mutants » la question de l’identité et de l’hybridation culturelle.
Jamal Abdennassar a inventé un concept urbain inédit : projeter des vidéos d’artistes un peu partout dans la ville, dans les lieux de rencontre, bars-restaurants...
Globe-trotter du marché de l’art, Nathalie Obadia s’est imposée comme l’une des galeristes européennes les plus éclectiques. En quinze ans, sa programmation n’a cessé de s’étoffer d’artistes établis et de jeunes talents du monde entier.
Usant souvent, pour ses installations, de matériaux domestiques, l’artiste développe un langage visuel singulier pour dénoncer les faux-semblants dans une œuvre puissante, entre politique et poésie.
L’homme est inséparable du lieu. Aller à la rencontre de Mohamed Mourabiti, c’est partir à la découverte d’Al Maqam, un espace d’art en passe de devenir incontournable à Tahanaout, non loin de Marrakech.
Rendu célèbre par ses grands poètes classiques – hafez, ferdowsi ou encore rumi –, ainsi que son cinéma d’auteurs et les films d’abbaskiarostami, l’iran brille aujourd’hui sous les feux de l’art contemporain. Etat des lieux.
Sur invitation de l’Ambassade de France à Rabat, rencontre avec l’artiste Jean-Pierre Raynaud et découverte de son œuvre majeure à travers le film documentaire que Michelle Porte lui a consacré.
Avec la large palette plastique dont il dispose, on aurait attendu de l’art contemporain qu’il dise de façon plus sensible la mort, le temps qui passe... Au lieu de quoi, on a dû se contenter d’un hit parade de crânes et de squelettes.
Melehi sort de sa réserve pour une expostion d’œuvres inédites chez Loft. Retour sur le travail d’un des fondateurs de la peinture moderne au Maroc.
Jusqu’au 25 juin à l’Institut Français de Marrakech, 29 tableaux provenant d’une collection privée, pour une exposition qui questionne l’orientalisme, sans préjugés.
L’exposition Hiwar rassemble en Tunisie des artistes de diverses origines et les invite à dialoguer par le biais de la vidéo, la photo, l’installation, la peinture et la performance.
Depuis 2007, L’Boulevard, grande rencontre des musicos un peu indies, organise, en marge du festival de musique, un grand happening-exposition mettant à l’honneur les artistes urbains : « Down side up and Outside In ». Cette année, le collectif d’artistes investit la Villa des Arts à Casablanca, belle bâtisse Art déco exploitée par la Fondation ONA.
Amorcé en 1978, le Festival d’Assilah est l’un des plus anciens du Maroc et même du monde arabe.
La galerie CMOOA confirme sa vocation internationale en accueillant l’artiste franco-algérienne Zoulikha Bouabdellah et ses œuvres qui conjuguent humour, amour et sensualité.
Du 10 juillet au 12 août, l’Association Réseau d’Art A-48 organise une série de manifestations en hommage à Leïla Faraoui, l’une des galeristes pionnières du Maroc.
Pendant trois jours, dans un appartement privé parisien, les nus de Florence Arnold sont à découvrir auprès des sculptures de l’artiste animalier Pierre de Ganay.
La Fondation ONA ouvre sa malle aux trésors et donne à voir des chefs-d’œuvre de Gharbaoui longtemps soustraits aux regards du public.
A Marrakech Art Fair, Jean-Françcois Fourtou nous invite à voir ses maisons et son bestiaire, un univers de conte où il joue en permanence avec les échelles, entre réel et imaginaire.
Amorcé l’an dernier, un nouveau concept d’exposition est reconduit cette année à la Villa des Arts. Il s’agit de réunir deux artistes, l’un marocain et l’autre étranger en les invitant à partager les lieux le temps d’un accrochage.
Le Cube, un des espaces les plus expérimentaux de Rabat s’émancipe et en profite pour déménager. Devenu « Independant Art Room » (Espace d’art indépendant), Le Cube promet de futures rencontres singulières et passionnantes.
Pour enrichir l’enseignement prodigué à ses étudiants, l’école Art’Com organise une série de workshops tout au long de l’année, animés par des professionnels officiant à l’étranger. Retour sur celui d’octobre, consacré au design.
EXPOSITION ITINÉRANTE
ART ET MODE
Aujourd’hui, s’achève à Casablanca, le salon national des jeunes talents contemporains. Retour sur cette première édition qui s’est tenue durant trois jours à la Cathédrale du Sacré Cœur.
Actumaroc
Actumaroc
Actumonde
Actumonde
DOSSIER
ACTUMAROC
Une exposition ultra-confidentielle se tiendra à Rabat fin mai, et ce pendant une semaine.
L'EXPO
ACTU MONDE
ACTU MAROC
ACTU MAROC
ACTU MONDE
BIENNALE DE VENISE
Dossier spécial Marrakech Art Fair 2
Tapis inestimables, objets précieux jamais exposés auparavant, durant près de six mois, le visiteur pourra admirer une partie des 20 000 pièces rassemblées par un collectionneur et mécène passionné d’arts de l’Islam.
À Dubaï, dans les galeries Traffic et The Third Line, l’exposition « The state: social/antisocial ? » réunit une trentaine d’artistes pour dialoguer sur l’état du monde et les problématiques sociales.
Avec entêtement, de variation en variation, l’artiste poursuit ses éternelles obsessions :
le mur chaulé, le visible/invisible, la finitude des choses. Dans son exposition à L’atelier 21, Fouad Bellamine nous conte les cimetières de son enfance.
La scène contemporaine arabe compte faire entendre sa voix à Turin avec l’exposition « The Changing Room : Arab Reflections on Praxis and Times ».
DOSSIER
L’exposition « Maghreb : Dos Orillas » programmée à Madrid, puis au Musée d’art contemporain de Grenade, réunit une nouvelle génération d’artistes originaires du Maghreb.
MARCHE DE L'ART MONDE - ANALYSE
MARCHE DE L'ART - MONDE
BILAN
MARCHE DE L'ART - MONDE
Dépourvu de politiques culturelles, encore pauvre en musées et galeries, maigre en collectionneurs, ce continent déborde néanmoins d’énergie créatrice
et d’artistes plus originaux les uns que les autres.
Les foires du premier trimestre ont montré un redémarrage progressif du marché mais, à trop vouloir éviter la prise de risques, elles ont perdu en qualité.
Pas nécessaire d’investir des millions pour acheter un artiste de renom. Les plus grands noms de l’art moderne et contemporain, dont les pièces majeures s’arrachent en salles, ont diffusé leurs œuvres à grande échelle à coups de multiples. (courtesy artprice)
Les émirats d’Abou Dhabi et de Dubaï se livrent depuis trois ans à un bras de fer pour se transformer en plateforme culturelle et commerciale. Après une période d’équilibre, la débâcle économique de Dubaï ne va-t-elle pas modifier le rapport de forces ?
Figure de proue de la peinture marocaine moderne, Jilali Gharbaoui est reconnu aujourd’hui comme le premier peintre marocain non figuratif et considéré comme le père de l’abstraction marocaine. A 98 000 euros prix marteau, une toile du maître remporte à Paris le record d’adjudication d’un tableau marocain à l’étranger.
Entre street art, calligraphie et photographie, les clichés des deux artistes français font la part belle aux jeux de lumières éphémères dans des décors urbains inattendus.
Le résultat de la vente de Christie’s Dubaï s’élève à 6,7 millions de dollars révélant un marché sain pour l’art moderne et contemporain et pour l’art iranien.
C’est une éminence grise du marché de l’art, parmi les plus recherchées dans le monde. Aujourd’hui, Marc Blondeau étend son activité jusqu’à l’art contemporain le plus émergent.
Propos recueillis par Renaud Siegmann
Support d’étude ou de maîtrise, le dessin fut longtemps l’apanage des maîtres ou des enfants. Tombé un temps en désuétude, il revient depuis que son usage renouvelé en fait le médium-phare des artistes contemporains. La preuve à Paris !
Exposition du 1er octobre au 15 novembre 2010
Galerie 127
127, avenue Mohammed V, Marrakech
www.galerienathalielocatelli.com
les failles de lumières
Du 10 février au 12 mars
Villa Delaporte
6, rue du Parc
Casablanca
Jusqu'au 13 mars 2011
à la fondation Cartier
pour l'Art Contemporain
à Paris
Moulay Youssef Elkahfai
Du 11 février au 26 mars
Galerie Shart
12, rue El Jihani
Casablanca
Tél. +212 (0)5 22 39 49 80
Jérôme Mesnager
Institut Français de Marrakech
Du 18 mars au 30 avril
Célèbre pour son « corps blanc » qu’on se surprend à guetter dans les grandes métropoles au gré de ses pérégrinations sur le bitume, Jérôme Mesnager est un peintre de la rue. Il a fréquenté l’atelier de Jean-Pierre Le Boul’ch et suivi des cours de bandes dessinées de Got et Pichard à l’école des arts appliqués. Il est un des fondateurs de « Zig-Zag », dont le but est d’investir les lieux désaffectés.
Jbel Guéliz.
Tél. : 05 24 44 69 30
Proche de Jilali gharbaoui, son oeuvre "déploie tout un jeu d'arabesques, d'arcs, de croissants lunaires, de coalescences de plages de nuances denses, passant d ela transparence à une certaine opacité. tissage d'une main animée qui refuse l'arrêt, poursuit la créativité inventive du regar, d el'oeil miroir, sollicité par le plaisir ondoyant de la couleur qui se révèle." Edmond Amran El Maleh
Photoreporter indépendante, Martine Franck a travaillé pour des magazines tels que Life, New-York times, Vogue... elle rejoint Magnum en 1983. Elle réalise des portraits d'artistes et des reportages humanitaires.
Amalgam est l’évènement qui unit les deux artistes tunisiennes Meriam Bouderbala et Raja Aissa. Les œuvres qu’elles présentent sont nourries du legs et du symbolisme de la tradition arabo musulmane. D’un côté la poésie de Mahmoud Darwich faufile dans des drapés blancs qui révèlent des silhouettes sans chair, et d’un autre, les ornements arabo musulmans, chers aux fresques abbassides et fatimides, s’imposent magistralement sur un tracé d’odalisques finement élaborées.
Il y a t-il un récit codifié à l’interdit de la représentation du corps ou faut t –il lire entre les vers de la poésie ou les arabesques ?
Dans l’œuvre de Meriam Bouderbala, le corps est omni présent. Dans certains cas, il se révèle sans chair et fait appel à des images de femmes entre le mort et le vivant, comme engendrée par le vide : « mon parcours est une tentative d’échapper à une alternative que je refuse. Je veux retrouver ce point où la figure humaine est à la fois de chair et de signe ».
L’artiste traduit « l’amalgam » par deux séries, la première est celle des Bédouines, qui évoquent l’intimité du corps tout en transgressant les normes esthétiques et les divers conformismes. Ici, les corps et les étoffes s’entremêlent et révèlent divers sujets comme le questionnement critique de l’orientalisme et particulièrement des fantasmes projetés sur la femme orientale et sa condition dans le monde arabe.
A travers la deuxième série, intitulée « femelle palimpseste », Bouderbala fait disparaître les corps en ne laissant que des silhouettes évanescentes aux contours fluides. L’artiste accentue l’image de la femme fantôme par des vers fragmentés d’un poème de Mahmoud Darwich intitulée ‘’ Sur cette terre, à l’ombre des mots ’’. L’esthétique recherchée est comme un jeu des miroitements fragmentés de nos identités.
Si Bouderbala a utilisé le voile pour dissimuler la chair, Raja Aissa le manipule pour dévoiler cette même chair dans sa complexité et son mystère. Le corps de la femme se dérobe et se transforme en "étoffe sacrée". L’artiste rajoute un voile, qui devient un écran entre nous et les autres, révélateur troublant qui établit le rapport entre l'intérieur - ou le caché et l'extérieur ou le visible : toute une démarche influencée par la philosophie soufie.
Dans la série "néo-odalism-amalgam" l'artiste dessine la silhouette d'une femme, à l'image de l'odalisque, puis, elle l'associe à un ornement arabesque dont l'éclatement plonge ses tableaux dans une atmosphère tendue entre révolte dynamique et apaisement : « j'établie des correspondances qui explorent les tensions de notre société dont les contradictions labyrinthiques pourraient se résoudre non pas par une codification figée ni par une logique rationnelle mais plutôt par le pouvoir unificateur du Sublime.
Enfin, Chaque toile de Raja renferme un symbole de la vie moderne, et fait référence à l'accessibilité immédiate de toutes les cultures et les lieux qui sont maintenant l'éveil des identités ethniques et religieuses.
Texte de Khadija Hamdi
Exposition des lauréats aux 2nd ARTAQ Awards.
Sur 572 candidats de 46 pays, 112 nominés ont été sélectionnés. Le jury a décerné 2 grands prix spéciaux du jury, 17 awards et 11 mentions.Les artistes expose tous les jours, salle Chemellier.
Parralèllement, à l'Abbaye du Roncenay, l'exposition-performance "La liberté des styles"réunit les partis-pris esthétiques de 3 artistes: Okuda (Espagne) mixe l'aérosol, les techniques digitales et le graphisme pour créer un monde coloré, surréaliste et spectaculaire; San (Espagne) est internationalement reconnu en tant qu'illustrateur, peintre et artiste de rue. Dans un style classique, il raconte en peinture et en dessin des histoires actuelles de la vie quotidienne. Enfin Yoh Nagao utilise la technique du collage et combine les cultures japonaise et occidentale pour créer un monde joyeux où déambulent des personnages extravagants.
ARTAQ a pour vocation de valoriser les talents les plus représentatifs des Arts Urbains, de les aider à développer leur visibilité et leur notoriété auprès des professionnels de l'art et des galeries, de la presse, des collectionneurs et du grand public.
ARTAQ consacre chaque année les artistes qui font évoluer les arts urbains, dans ses disciplines et toutes ses formes (tag, pochoir, graffiti, wall painting, performances in situ, peinture sur toile, Digital Art, …)
Le but est d'être la sélection de référence dans laquelle les artistes ont envie de figurer. De fait, le niveau de sélection et les critères de vote du jury sont très élevés.
Orient'Art Express - 2e Edition
Exposition collective d'art contemporain
Avec les artistes Hayfa Abdelhedi, Sandra Ancelot, Siham Badr, Zoulikha Bouabdellah, Noureddine Daïfallah, Jacqueline Guillermain, Ivan Izquerdo, Toufik Medjamia, Sabrina Muzi, Maria Jose Planells, Thameur Zarbou.
Orient'Art Express - 2e Edition
Exposition collective d'art contemporain
Avec les artistes Saïd Afezyoum, Rahhal Bahi, Mohamed Benhamza, Hanane Bouchnane, Nour eddine Boumaaza, Abdelkrim Doumar, Jawad Embarki, Abdennabi Ketouy, Noureddine Madrane, Bakay Mekaoui, Rachid Lakrichi, Yahya Lazaar, Driss Rahhaoui, Anissa Serraji.
Projet artistique de Hassan Darsi, 2010-2011
Installation : Films et son
Avec la participation des chorégraphes / interprètes
Eva Vandest
Ex Nihilo
Taoufik Izidiou
Taoufik Oudghiri Idrissi
Meryem Jazouli
Malek Sébai
Le toit du monde, c’est un jeu d’improvisations et de rencontres, orchestré
par un processus qui prend sa source bien au-delà et pensé à la fois comme
un projet et une installation.
Le toit du monde c’est un assemblage : le ciel, la ville, le vide, les corps… Les
corps qui appréhendent librement émotions, espace et absence de murs…
Et au-delà des murs chargés de passé des anciens abattoirs, au-delà des
enjeux et polémiques suscitée par cet espace désaffecté, agir, dans et par
un projet qui s’installe où personne ne cherche à s’installer, sur un toit aux
frontières juste matérialisées par le vertige.
Le toit du monde c’est une juxtaposition de corps qui viennent successivement
s’expérimenter, se confronter, s’émouvoir et se mouvoir dans cette
absence d’espace qu’ils font exister… Et si c’était aussi ce vide, cette ouverture
sur la ville, sur le ciel, qui faisait réciproquement exister ces corps
? Cette imbrication, cette rencontre, juste mémorisée par l’oeil de la caméra,
ces performances sans public à ciel ouvert, sont autant de pièces d’un
puzzle à l’infini, autant de complicités et d’expressions autour d’une même
forme. Un regard sur un lieu, un quartier, une ville, ici ou là-bas, ailleurs…
Là où danser sur les toits peut être un acte de résistance et d’existence.
Florence Renault
Présentations programmées en 2011
Liverpool Arabic Arts Festival, juillet 2011
Abattoirs de Casablanca, 2011
Palais de Tokyo, 2012
The 2011 edition of MENASART-FAIR in Beirut will open its doors in a few weeks, from the 13th to the 16th of July (VIP launch on the 12th of July).
Those of you who have honored by their visit the galleries and the artists during our “zero” edition in 2010, will be able to see the scale and the importance of this fair, with in particular, a very rich Education Program. MENASART-FAIR, we remind you, is the opportunity that allows collectors, art amateurs and visitors from all around the world to gather in order to discover the most “relevant” artists of the ME.NA.SA. (Middle East, North Africa, South Asia) region.
Eventually, the artistic committee has chosen 25 galleries, particularly working on the promotion of emerging artists among the most renowned in our regions, which will enable us to host 200 artists representing around 20 countries thanks to 1.000 art works!
MENASART-FAIR has chosen to establish in Beirut, in the heart of this vast territory, because it’s the only contemporary art fair dedicated to this region. This important gathering for our countries deserved to lean on a rich and ambitious cultural program, especially in Lebanon, the bridge among so many communities, at a moment when art imposes itself, as a vector of peace and dialog, at the beginning of this summer.
MENASART-FAIR 2011 proposes an extremely rich and ambitious program including around twelve conferences, debates and round-tables animated by the biggest art specialists in the ME.NA.SA. There will be several precious occasions to discuss for dealers, collectors and curators and address issues such as developing contemporary art trends in South Asia or challenges facing emerging Middle Eastern artists. There will be many parties and meetings among these different personalities which will make the dialog richer in a festive atmosphere that is so important and dear to Lebanese.
Actuellement à l’affiche de la galerie Frédéric Moisan, le peintre marocain présente « Corps singuliers », une exposition qui rassemble ses tableaux les plus récents. Dans la continuité de son travail d’abstraction, Sâad Hassani y dévoile ses dernières recherches sur la représentation du corps, des traces et des signes. Après avoir exposé Fouad Bellamine en juin, Frédéric Moisan poursuit ainsi sa collaboration avec les modernes marocains. « Sâad Hassani est l’un des artistes les plus reconnus au Maroc, insiste le galeriste, mais on a peu vu ses œuvres en France. Son rapport à la peinture, le dialogue qu’il engage avec le spectateur et son utilisation de la couleur sont pourtant la preuve d’une grande maturité ».
Pour son troisième solo show chez Kamel Mennour, Zineb Sedira explore une nouvelle fois l’identité algérienne. Assemblage de vidéos et de photographies, la série Beneath the Surface se présente comme un travail documentaire sur les phares d’Algérie, constructions côtières érigées par les Français et que l’artiste prend ici comme témoins du passé colonial.
Symbole de cette recherche, la vidéo Names Through Time : A Keeper’s Logbook dévoile les registres des gardiens de phares où les noms Guyotville et Bougie sont devenus Béjaïa et Skikda. Dans A Museum of Traces, Sedira s’attarde dans un musée. Celui du phare du cap Caxine où les objets sont toujours étiquetés en français, comme si c’était encore la langue officielle de l’Algérie.
A travers cette navigation entre passé et présent, Sedira s’immisce dans les interstices de l’Histoire, dans une mise en scène de son propre processus créatif. A l’image de La Montée, une vidéo dans laquelle l’artiste gravit les marches d’un phare à la recherche des pas de ceux qui l’ont précédée.
L'école de l'artiste est le photojournalisme, et les grands reportages qu'il a montés à travers le monde et qui ont été l'élément majeur pour son entrée dans ce domaine.
L’artiste Lamia Naji expose ses derniers clichés à la galerie Shart, à Casablanca. Intitulée "Immaculé", l'exposition rassemble une douzaine de photographies sélectionnées au cours d’un travail de près de deux ans. Au programme : huis clos, jeux d’ombres et de lumières dans un travail subtil destiné à révéler la face cachée du quotidien.
Pour sa 9ème édition, les Rencontres de Bamako rassemblent 55 photographes du continent africain invités à témoigner, à dénoncer, mais aussi à identifier des axes d’action, des signes de résistance ou de prévention pour la construction d’un monde durable. Les différentes œuvres présentées approchent la thématique à travers des démarches documentaires et journalistiques ou des récits métaphoriques et fictionnels.
Après la recherche florale dans laquelle elle s’était illustrée, Najia Mehadji explore le monde du signe. Avec "Spring dance", exposition de ses dernier travaux à la galerie Shart (Casablanca), l’artiste polymorphe propose des calligraphies envoûtantes, précises et gracieuses, qui rappellent les robes des derviches tourneurs et signe le vertige d’un abandon total.
Avec l’exposition "Reign Marks", l’espace d’art alternatif Le Cube reçoit deux artistes new-yorkais, peintre et céramiste. Leurs travaux, réalisés à Fès, offrent une vision décalée et inspirée du zellige traditionnel.