Pour son troisième solo show chez Kamel Mennour, Zineb Sedira explore une nouvelle fois l’identité algérienne. Assemblage de vidéos et de photographies, la série Beneath the Surface se présente comme un travail documentaire sur les phares d’Algérie, constructions côtières érigées par les Français et que l’artiste prend ici comme témoins du passé colonial.
Symbole de cette recherche, la vidéo Names Through Time : A Keeper’s Logbook dévoile les registres des gardiens de phares où les noms Guyotville et Bougie sont devenus Béjaïa et Skikda. Dans A Museum of Traces, Sedira s’attarde dans un musée. Celui du phare du cap Caxine où les objets sont toujours étiquetés en français, comme si c’était encore la langue officielle de l’Algérie.
A travers cette navigation entre passé et présent, Sedira s’immisce dans les interstices de l’Histoire, dans une mise en scène de son propre processus créatif. A l’image de La Montée, une vidéo dans laquelle l’artiste gravit les marches d’un phare à la recherche des pas de ceux qui l’ont précédée.
