Diptyk, L'art vu du Maroc
Fondée à Casablanca en 2009 par Meryem Sebti, Diptyk est une revue consacrée à l’art moderne et contemporain d’Afrique et du monde arabe. Dès son premier numéro, elle posait une question qui n’a cessé de l’accompagner : y a-t-il un art contemporain arabe ? Plus de soixante-quinze numéros plus tard, la question s’est élargie. Comment écrire l’histoire de l’art depuis nos géographies ? Comment les archives, les recherches et les œuvres qui refont surface aujourd’hui viennent-elles compléter, corriger, parfois contredire ce que nous pensions savoir des modernités africaines et arabes ? Et comment documenter, dans le même temps, les scènes qui se construisent sous nos yeux ?
Diptyk est née au Maroc et regarde le monde depuis le Maroc. Cette position est au cœur de son projet éditorial. Revue endogène, elle suit les scènes qu’elle documente depuis près de deux décennies, au plus près des artistes, des ateliers, des expositions, des institutions, des biennales et du marché. Elle construit ainsi, numéro après numéro, ses propres archives de la vie artistique au Maroc, en Afrique et dans le monde arabe, tout en suivant leurs circulations vers l’Europe, les Amériques, le Golfe et les diasporas.
Cette profondeur historique permet à Diptyk de tenir ensemble ce qui est souvent séparé : les modernités et l’émergence, l’histoire et l’actualité. La revue revient sur les générations et les mouvements qui ont construit les scènes artistiques modernes africaines et arabes, interroge leurs archives et les conditions de leur redécouverte, tout en accordant une attention particulière aux artistes qui apparaissent aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’opposer histoire et création contemporaine, mais de comprendre les filiations, les ruptures et les oublis qui les relient.
A la jonction de l’Afrique et du monde arabe, sa situation géographique lui donne aussi une place singulière. Du Maghreb à l’Afrique subsaharienne, de Dakar au Caire, de Casablanca à Beyrouth, du Golfe aux grandes scènes internationales, Diptyk met en relation des histoires artistiques jusque là racontées séparément.
Portfolios, portraits, grands entretiens, critiques d’exposition, enquêtes, archives et analyses du marché de l’art composent cette lecture. Artistes, commissaires, historiens de l’art, chercheurs et collectionneurs y contribuent, des grandes figures de la modernité aux nouvelles générations.
Publiée en version imprimée et numérique, et prolongée par Diptyk Podcast, la revue entend autant rendre compte du présent que contribuer à en constituer la mémoire. Un magazine produit depuis le Sud, pour comprendre l’art de son temps et participer à l’écriture de son histoire.
L'équipe
Meryem Sebti
Directrice de la publication et de la rédaction
Meryem Sebti dirige le magazine d'art contemporain DIPTYK (print et digital) depuis sa création en 2009. Née à Casablanca en 1971, elle a été décorée du Wissam Al Moukafaâ Al Wathania de l'ordre d'officier par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en octobre 2014. Avant de fonder DIPTYK, elle a occupé plusieurs postes dans la presse nationale, notamment à La Vie Eco et au Journal Hebdomadaire, dont elle faisait partie de l'équipe fondatrice en 1997-98. Diplômée de l'université Paris X Nanterre en Lettres Modernes et Histoire de l'art, elle y a soutenu un mémoire de Master en Lettres Classiques intitulé « Tacite et la Frontière barbare » (1993), prolongeant des recherches menées lors de fouilles archéologiques à Dchar Jdid.
Malak Yacoubi
Développement commercial et stratégie digitale
Formée au commerce et au digital, avec un mémoire sur la presse de l'art contemporain, Malak Yacoubi a passé deux ans et demi à Dubaï en conseil en stratégie, avant de rejoindre Diptyk en 2026. Elle est aujourd'hui chargée du développement commercial et de nouveaux marchés.
Fadwa Elahrache
Responsable administrative et financière
Diplômée en finance, Fadwa El Ahrache rejoint Diptyk en 2021. Elle y pilote les questions financières tout en accompagnant le développement de partenariats stratégiques avec des institutions, des marques et des acteurs de la scène artistique, au Maroc et à l'international.
Laetitia Dechanet
Chef d’édition
Laetitia Dechanet est chef d’édition de Diptyk depuis plus de dix ans. Après un cursus littéraire à l’université, elle a ensuite étudié le journalisme à l’Institut français de Presse (Paris). Installée au Maroc depuis 2009, elle a été rédactrice et secrétaire de rédaction pour divers magazines nationaux comme Le Journal hebdomadaire, TelQuel ou encore Zamane. En parallèle, elle s’est formée au métier de coach parental et milite pour une approche empathique de l’enfant, persuadée qu’un monde plus juste passe par une éducation plus respectueuse des droits et besoins des futurs adultes de demain.
Emmanuelle Outtier
Responsable du contenu digital
Emmanuelle Outtier a suivi des études de littérature et d’histoire avant de se tourner vers le journalisme culturel. Elle a notamment collaboré avec la chaîne franco-allemande Arte et le quotidien La Croix avant de s’installer au Maroc en 2015, où elle rejoint le magazine Diptyk. Spécialiste des scènes artistiques du Maroc, d’Afrique et du monde arabe, elle couvre l’actualité de l’art contemporain, les grandes expositions et les mutations du paysage culturel. Elle est aujourd’hui responsable de l’édition digitale de diptykmag.com.
Sophie Goldryng
Direction artistique
Après 15 années au service de différents supports de presse, Sophie Goldryng rejoint un studio de graphisme pendant 5 ans, ou elle travaille entre autres à la conception de maquettes pour Le Monde, Connaissance des Arts, Le Journal (Maroc).
Elle monte une société de création graphique en 2009 au Maroc, qui participe à la conception de nombreux journaux (Diptyk, Les échos, Zamane, Al Akhabr, L’observateur) et refait la maquette de journaux existants (Le soir, Femmes du Maroc, Nissae…).
Diptyk est le seul magazine qu'elle continue de mettre en page en personne à chaque édition, veillant elle-même à chaque ajustement, de la typographie aux détails les plus fins.
Fatine El Kharrim
Graphiste et community manager
Fatine Elkharrim est graphiste et community manager. Diplômée de l'École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech, elle développe des projets de design éditorial, de communication visuelle et de publication numérique, avec un intérêt particulier pour l'art contemporain et les pratiques culturelles.
Les auteurs
Olivier Rachet est agrégé de lettres modernes et certifié en cinéma audiovisuel. Il collabore aujourd’hui à différents journaux, magazines ou revues comme Artpress, The Art Newspaper ou Les Cahiers de Tinbad. Il participe à des ouvrages collectifs sur le cinéma (dont Abdellatif Kechiche : un cinéma des sens paru aux éditions Jacques Flament) et s’apprête à publier un cinquième livre aux éditions Tinbad, un essai consacré à la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker.
Chama Tahiri Ivorra est directrice artistique et journaliste culturelle indépendante. Depuis 2012, elle produit des concerts, promeut des artistes, crée du contenu et accompagne des projets pour raconter une autre histoire de la création émergente arabe et africaine. En 2021, elle ouvre NIYA, un restaurant végan et café culturel à Casablanca. Pendant son temps libre, Chama s’investit dans le secteur de l’éducation, donne des conférences sur les industries culturelles et milite sur le terrain comme sur les réseaux sociaux. Justice sociale, féminisme et droits des animaux comptent parmi les combats qui lui tiennent le plus à cœur.
Farah Sayem est une curatrice, chercheuse et opératrice culturelle basée à Tunis. Elle explore les dimensions physiques et politiques des espaces urbains et communs, en examinant leurs dynamiques sociales et culturelles comme outils de transformation et de résilience au néolibéralisme. Depuis 2020, elle développe des projets culturels visant à démocratiser l’art dans l’espace public. Titulaire de masters en design de produit et en management social et solidaire, elle est actuellement doctorante à l’Institut de recherche en gestion de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée – Gustave Eiffel.
Basma Mansour est une chercheuse et chroniqueuse qui explore les dynamiques entre politique, esthétique et marché de l’art, tout en interrogeant les notions de postcolonialité et d’accessibilité culturelle. Diplômée de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan, ainsi que de deux masters en sciences de l’art et en arts visuels obtenus à l’Université Jean Monnet et à l’Université Aix-Marseille, elle s’intéresse particulièrement à la politisation de l’esthétique et à la marchandisation des symboles culturels dans les marchés de l’art mondiaux.
Shiran Ben Abderrazak est auteur, expert en économie créative (UNCTAD/Unesco) et consultant en développement culturel et en technologies Web3. Il accompagne des artistes visuels et des projets entre Bruxelles, Tunis et Dakar. Co-fondateur de la résidence Dar Eyquem, de la galerie MONO et du podcast « Culture Sans Filtre » consacré aux arts visuels, il contribue à Diptyk sur les scènes artistiques de la région MENA et d’Afrique, où ses textes croisent économie de la culture et critique d’art.
Magali Ohouens est historienne de l’art et doctorante à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle s’intéresse aux arts et patrimoines africains du XXe au XXIe siècle, avec un accent sur les études coloniales et postcoloniales. Sa thèse de doctorat porte sur l’histoire muséale, culturelle et artistique au Ghana des années 1920 aux années 1970. Elle enseigne l’art contemporain au sein des universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris Nanterre, ainsi que les arts d’Afrique à l’École du Louvre.
Horya Makhlouf est historienne de l’art, critique d’art et curatrice indépendante. Elle est également coordinatrice artistique et commissaire des projets spéciaux au Palais de Tokyo. Elle écrit pour des artistes, des revues et des institutions artistiques. Elle a également participé aux podcasts L’esprit critique (Mediapart), PQSD (Jeunes Critiques d’Art) et Verni(e)s (Projets Media). Récemment, elle a été commissaire de l’exposition « Une Affaire de famille » au CAC Passerelle à Brest.
Salima El Aissaoui est commissaire d’exposition au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat. Elle poursuit une pratique curatoriale engagée, à la croisée de l’histoire de l’art et des dialogues sociopolitiques actuels. Elle collabore régulièrement avec des galeries marocaines, accompagne de jeunes artistes et signe des textes critiques sur la scène artistique contemporaine, notamment dans Diptyk.
Najat Saïdi est photographe et réalisatrice. Après des études de sciences politiques, elle travaille dans la gestion de projets internationaux sur les thématiques environnementales. Après cela, elle entre à Kourtrajmé. Elle se consacre désormais à ses créations artistiques, où elle aborde notamment notre rapport au reste du vivant et les questions propres aux personnes diasporiques.Tout en participant à divers projets en tant que technicienne, elle collabore régulièrement avec la presse, dont Diptyk.
Marie Moignard est historienne de l’art, spécialiste de la photographie marocaine et commissaire d’exposition. En 2019 elle signe l’exposition inaugurale de la Fondation pour la Photographie de Tanger, sur la jeune photo marocaine. Elle a été membre de plusieurs jurys récompensant la photographie africaine (Cap Prize, LCC Program, Maghreb Photography Awards). Elle intervient en tant qu’experte à la Maison européenne de la photographie, à la Fondation arabe pour l’image et au Musée du Quai Branly.
Rania Kettani est étudiante en philosophie politique et histoire de l’art contemporain à NYU Abu Dhabi depuis 2020. Elle s’intéresse particulièrement aux liens entre dialogue politique et représentation artistique. Rania aspire à élargir la visibilité des mouvements artistiques de la région MENA et à mobiliser sa génération dans la réflexion sociale et leur contribution culturelle à travers les arts. (à mettre à jour, voir avec elle)
Mohamed Rachdi est artiste, critique et commissaire d’expositions. Docteur en art et sciences de l’art (Université de Paris-1 Panthéon-Sorbonne), il a enseigné à l’Université de Valenciennes avant de rentrer au Maroc pour gérer la collection d’art du groupe Société Générale. Conférencier et auteur de nombreux ouvrages et articles d’essai sur l’art, il a co-fondé Morocco Numerica pour le développement des arts numériques au Maroc.
Houda Outarahout est journaliste, photographe et documentariste. Elle a fait ses armes en France auprès de plusieurs rédactions print, web et télévisuelle. De retour au Maroc en 2012, elle a eu l’opportunité de collaborer avec divers médias, en cultivant par ailleurs son amour pour l’image. Elle navigue aujourd’hui entre ses différentes passions pour l’écriture et l’image. Elle a cofondé la société de production HK Films pour la réalisation de documentaires marocains.
Simon Njami est un écrivain, commissaire d’exposition, essayiste et critique d’art camerounais. Cofondateur de la Revue Noire, il a été l’un des premiers à montrer à l’international des œuvres d’artistes africains au sein d’expositions qui ont fait date comme « Africa remix » ou « La Divine Comédie ». Co-commissaire du premier Pavillon africain à la 52e Biennale de Venise (2007), Simon Njami a été le directeur artistique des Rencontres de la photographie de Bamako de 2001 à 2007 et de Dak’art en 2016 et 2018.
Brahim Alaoui est historien de l’art et commissaire d’exposition. D’abord chercheur au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, il a ensuite été directeur du musée de l’Institut du monde arabe à Paris où il a organisé entre 1987 et 2007 de nombreuses expositions qui ont contribué à la renommée de l’institution. Il partage désormais sa vie entre des activités de conseil en ingénierie culturelle, d’édition et le commissariat d’exposition.
Né à Rabat en 1973, Abdellah Taïa a publié aux éditions du Seuil six romans, traduits en Europe et aux USA, dont Une mélancolie arabe (2008), Le jour du roi (Prix de Flore 2010), Infidèles (2012), Un pays pour mourir (2015) et Celui qui est digne d’être aimé (2017). Il a réalisé en 2014 son premier long métrage, L’armée du salut, d’après son roman éponyme.
Mouna Mekouar est commissaire d’exposition et critique d’art. Elle a été commissaire de plusieurs expositions dont « Tino Sehgal à Marrakech » (2016) et « Anywhere, Anywhere Out of The World », au Palais de Tokyo (2013). Elle a participé comme commissaire associée à de nombreuses expositions comme « Formes Simples » (2014) et « Chefs-d’oeuvre » (2010) au Centre Pompidou-Metz ou encore à la Biennale de Shanghai en 2016. Auteure de plusieurs ouvrages et essais, elle collabore à des revues spécialisées comme Art Press ou Revue de l’art.
Mohamed-Sghir Janjar est directeur-adjoint de la Fondation du Roi Abdul-Aziz à Casablanca. Anthropologue, ses travaux portent sur les faits sociaux, culturels et religieux. Il est directeur de la revue maghrébine du livre (Prologues), traducteur et auteur de plusieurs essais, dont notamment Mémoire du Maroc (1997), Le Maroc au XXe siècle (2001) et Essai sur la formation de la mystique musulmane (2002).
Toni Maraini est historienne de l’art, essayiste, poète et écrivaine. Elle est l’auteure de textes critiques, recueils et livres. D’origine italienne, elle a vécu de 1964 à 1987 au Maroc où elle a enseigné, mené des recherches et collaboré à des projets culturels. C’est en pionnière qu’elle a écrit de nombreux textes sur les artistes et les arts au Maroc (mais pas uniquement), en partie recueillis et publiés par Le Fennec (Écrits sur l’art, 2014). Aujourd’hui elle vit, écrit et publie en Italie mais s’intéresse toujours à l’histoire et aux arts du Maroc.
Chourouk Hriech est représentée par la Galerie Anne-Sarah Bénichou à Paris et par L’Atelier 21 à Casablanca. Elle pratique le dessin, l’écriture, la vidéo et la sculpture, comme une promenade dans l’espace et le temps. Artiste voyageuse, professeure à l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, elle collabore avec Diptyk, Tchikebe à Marseille et Kulte Gallery & Editions à Rabat.
Latifa Serghini est médecin. Elle a écrit un premier récit de vie, Life Before Thinking, Sur les pas du peintre Ahmed Yacoubi, puis récemment, Mohamed Hamri, peintre et saltimbanque. Ce qui l’anime ? Ces vies hors du commun, ces inconnus du public, qui fondent la culture marocaine contemporaine. Sa passion pour l’écriture s’incarne dans le choix de personnages romanesques où le talent côtoie la revendication libertaire. Elle s’apprête à publier le roman de vie consacré à Jilali Gharbaoui.
Mustapha Azeroual est un photographe franco-marocain, il vit et travaille entre Casablanca et Paris. Scientifique de formation, il fonde son travail sur l’observation et l’expérimentation, confrontant les techniques historiques de prise de vue et de tirage aux enjeux contemporains de la photographie. Son travail est représenté au Maroc par CulturesInterfaces (Casablanca), en France par la Galerie Binome (Paris) et aux États-Unis par Mariane Ibrahim Gallery (Seattle).
Siddhartha Mitter est journaliste indépendant. Installé à New York et publié récemment par le New York Times, Artforum, Village Voice, W Magazine, il s’intéresse à l’expression artistique dans la conjoncture politique et sociale, notamment aux États-Unis et en Afrique. Il effectue une série de reportages et essais sur les villes-carrefour de l’art contemporain africain.
Bruno Nassim Aboudrar, ancien élève de l’École Normale Supérieure, ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome (Villa Médicis), est professeur d’histoire et théorie de l’art à la Sorbonne nouvelle, où il dirige le Laboratoire International de Recherches en Arts (LIRA) et co-dirige le master Géopolitique de l’art et de la culturel. Parmi ses ouvrages récents figurent des essais : Les Dessins de la colère, Flammarion, 2021, Géopolitique de la culture. L’Artiste, le diplomate et l’entrepreneur (avec F. Mairesse et L. Martin), Armand Colin, 2021, Occidentalismes. Peindre à l’européenne dans le monde. XVIe-XXe siècles, Flammarion, 2026 et un roman, Les Week-ends, Plon, 2025.
Juan Palao est né à Madrid en 1978. Après des études d'arabe à l'Université de Séville, des études de littérature comparée à l'Université de Genève et des études médiévistes à l'Université de Saint-Jacques de Compostelle, il traduit en espagnol des romans et essais de Camille de Toledo. Il s'installe au Maroc en 2011 pour rejoindre le projet de bibliothèque et résidence d'artistes internationale Dar al-Ma'mûn, sous la direction d'Omar Berrada. Il participe à la Biennale de Marrakech de 2016 dans l'installation de la bibliothèque d'Ahmed Bouanani au sein du Palais Bahia. De 2017 à 2020, il sera le bibliothécaire de la Fondation Jardin Majorelle, et il enseignera l'histoire du graphisme à l'ESAV Marrakech de 2021 à 2024. Depuis 2024, il est le responsable des archives au sein du Es Saadi Marrakech Resort. Juan Palao collabore avec Diptyk depuis 2019.
Houda Bensebaa est diplômée des Beaux-Arts de Marseille et de l'Université Paris 8 en art contemporain. Elle s'intéresse au croisement entre l'œuvre et les sciences sociales, défendant une posture incarnée de la critique d'art.
Vamika Sinha est autrice, critique d'art et rédactrice en chef adjointe de Wasafiri. Diplômée en littérature de NYU Abu Dhabi et de la SOAS University of London, elle écrit pour plusieurs publications artistiques, dont Canvas, Aesthetica, DAZED Middle East, Diptyk et Art Africa. Elle a une longue expérience de l'édition de magazines indépendants. Elle écrit surtout sur les migrations, le féminisme postcolonial et les rapports qu'entretiennent les diasporas avec l'État-nation, ainsi que sur la façon dont ces questions s'entremêlent dans les arts visuels, la littérature et le cinéma. Originaire d'Inde et du Botswana, elle vit aujourd'hui à Londres.
Jade Saber est curatrice indépendante et doctorante en histoire de l’art (Paris 1
HiSCA /INHA). Elle a été formée en classe préparatoire littéraire, à Sciences Po
Paris, à l’École du Louvre, puis à l’Université d’Édimbourg. Dans le cadre de sa
thèse, elle travaille sur les usages performatifs de l’archive et les moyens de donner
corps à la mémoire, en mettant en récit un répertoire transnationale des traces dans
l’art contemporain palestinien, algérien et libanais de 1982 à nos jours.
Rebecca Anne Proctor est journaliste, éditrice et consultante culturelle, basée entre Dubaï et Rome. Ancienne rédactrice en chef de Harper’s Bazaar Art, elle collabore notamment à Artnet News, Frieze, The New York Times Style Magazine et The Business of Fashion. Spécialiste des scènes artistiques du Moyen-Orient, elle est coauteure de Art in Saudi Arabia: A New Creativity Economy ? (Lund Humphries, 2023) et contribue à Diptyk sur les transformations culturelles et artistiques du Golfe.