Ibraaz : penser l’art depuis la « Global Majority »

Ouvert par la fondation tunisienne Kamel Lazaar, Ibraaz s’affirme comme un lieu de réflexion et de visibilité pour les artistes et penseurs issus du Sud global. Porté par Lina Lazaar, vice-présidente de la fondation, le projet s’ancre à Londres, au 93 Mortimer Street, où son inauguration le 14 octobre dernier a réuni plus de six cents personnes. Une date symbolique, marquant deux ans de guerre à Gaza, qui situe d’emblée le lieu dans une conscience politique assumée. Ni galerie ni musée, Ibraaz se réclame de la « Global Majority » , un concept qui se substitue à celui de « Sud global » pour affirmer une vision moins périphérique de la création. La Maktaba, conçue avec le Palestinian Literature Festival, réunit des textes palestiniens publiés depuis 1947 ; l’espace Iqraa expose la collection du Otolith Group, rassemblée sur vingt ans autour des circulations postcoloniales de la pensée et de l’image. Dans la salle Majlis, Parliament of Ghosts d’Ibrahim Mahama explore la mémoire coloniale à travers des matériaux récupérés au Ghana — bois de voies ferrées, sacs de jute, textiles tissés par le collectif féminin Zulaiha.

La rédaction

Ibraaz, 93 Mortimer Street, Londres. 

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Ibrahim Mahama, *Parliament of Ghosts*, 2025, photo : © Hugo Glendinning, courtesy d’Ibraaz.
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*Bookshop (Maktaba) at Ibraaz*, *Architect in Residence : Sumayya Vally*, 2025, photo : © Hugo Glendinning, courtesy d’Ibraaz.
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Ibraaz, *93 Mortimer Street*, photo : Vipul Sangoi, courtesy d’Ibraaz.