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Vente Aspire X PIASA: 5 artistes à collectionner

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Pour la première fois, une maison de vente française s’associe à une maison de vente africaine pour proposer une vacation commune, Aspire X PIASA. Cela se passe à Cape Town, le 14 février. Cinq oeuvres à ne pas manquer…

Marlene Dumas, Oktober 1973, 1973 Huile sur toile 183.5 x 122.5 cm

Marlène Dumas (née en 1953 – Afrique du Sud)

Estimation : 189 000 – 315 000 euros

Oktober 1973 est la troisième oeuvre originale de Marlène Dumas présentée aux enchères en Afrique du Sud. 

Réalisée par Dumas pendant sa seconde année d’étude à la Michaelis School of Fine Art, alors que, dans le monde entier, les étudiants militaient en faveur d’une libération politique et sexuelle, Oktober 1973 aborde sans crainte les questions posées par son époque. Son exubérance picturale fait écho à celle des expressionnistes abstraits. Le sujet—la passion érotique—préfigure ses travaux ultérieurs. 

Partant du sujet classique qu’est le nu, Dumas représente une femme en proie au plaisir érotique. En plaçant ce corps rose et lisse, contrastant délicieusement avec des organes génitaux d’un vert et d’un pourpre étonnamment vifs, l’artiste évoque la nature extraordinaire du plaisir féminin et sa dimension multi-orgasmique, développées par les psychanalystes féministes françaises Julia Kristeva et Luce Irigaray.

Marlène Dumas est aujourd’hui considérée comme l’une des artistes contemporaines les plus influentes.

Salah Elmur, The Green Forest, 2016 Huile sur toile 137 x 137 cm

Salah Elmur (né en 1966 – Soudan)

Estimation : 10 000 / 15 000 euros

Diplômé du Collège des beaux-arts et des arts appliqués de Khartoum, Salah Elmur est l’auteur d’une oeuvre pluridisciplinaire exposée, depuis une vingtaine d’année, à travers l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Amérique du Nord. Parallèlement à sa production picturale, Salah Elmur réalise des courts métrages et a illustré près de 35 livres pour enfant traduits en plusieurs langues et très largement récompensés.

Comme en témoigne la toile The Green Forest, le monde végétal occupe une place déterminante dans sa peinture. Il constituait le thème principal de ses deux dernières expositions : « Fragrances of the Forest and Photos » au Sharjah Art Museum (Émirats arabes unis) en février 2018 puis « Forests and Spirits : figurative art of the Khartoum School », un accrochage dédié au Soudan présenté à la Saatchi Gallery.

La récurrence de cette présence arborée n’est pas sans rappeler la forêt de Sunut, lieu de loisir et de convivialité, situé à la jonction du Nil blanc et du Nil bleu au centre de Khartoum, la capitale soudanaise qui a vu naître le peintre. La couleur du ciel et la présence mystérieuse d’une chouette stylisée indiquent les dernières heures du jour. Le mutisme, la frontalité et la disproportion de l’homme et de la femme participent à créer l’atmosphère intrigante de cette toile. 

Marc Padeu, Sans titre, 2019 Acrylique et paillettes sur toile 189 x 209 cm

Marc Padeu (né en 1990, Cameroun)

Estimation : 5 000 / 8 000 euros

C’est l’un des nouveaux chouchous du marché. Lors de la dernière vacation organisée le 7 novembre 2019 par PIASA, deux de ses toiles se sont vendues à près de 200 000 euros.

Les toiles de Marc Padeu sont un pont tendu de part et d’autre de la Méditerranée. Tandis que les modèles qui peuplent ses compositions semblent être issus de la modernité africaine, les scènes représentées font directement référence aux tableaux religieux de la Renaissance italienne. Ici, la scène de prière se déroule devant un fond de feuilles de bananiers. L’auréole enserrant la tête des deux hommes – emblème du christianisme – dialogue avec le masque bamiléké porté par le personnage de droite symbolisant quant à lui la culture traditionnelle de l’artiste qui vit et travaille toujours dans son Cameroun natal.

Zemba Luzamba, Nouvelle génération, 2019 Huile sur toile Signée et datée en bas à droite Titrée et datée au dos 134 x 169 cm

Zemba Luzamba (né en 1973 – RDC)

Estimation : 6 000 / 8 000 euros

Avant de quitter son pays natal pour étudier dans une école de commerce de Lusaka en Zambie, l’artiste congolais Zemba Luzamba avait suivi des cours dans une école d’art. En 2000, il s’installe en Afrique du Sud.

Hyper-réaliste, sa peinture met en scène des sujets projetés dans un lieu où le contexte, s’il n’est pas totalement absent, se fait très discret. Tel un vestige du temps présent, la toile Nouvelle génération représente à la fois l’art de la sape – extrêmement populaire dans un certain nombre de sociétés africaines – mais également l’obsession de la nouvelle génération pour la technologie.

Peter Ngugi, Through the print, 2019 Acrylique sur toile Signée en bas à gauche 208 x 200 cm

Peter Ngugi (né en 1978, Kenya)

Estimation : 6 000 / 8 000 euros

L’artiste kenyan a fait du vêtement – contemporain ou traditionnel – le véritable sujet de ses tableaux. Généralement représentés en pied, les hommes et les femmes qui les portent sont souvent relégués au rang de simples silhouettes comme dans Through the print, réalisé en 2019.

Lorsqu’ils ne sont pas laissés vierge, les fonds sont peuplés de formes géométriques, d’objets symbolisant la modernité africaine ou encore de motifs végétaux.

En partenariat avec PIASA

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