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1-54 Marrakech : Que collectionner ?

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1-54 Marrakech est une occasion de (re)découvrir toute la diversité de la création contemporaine africaine. Diptyk vous propose sa sélection.

Farah Khelil, IQRA, 2018, Encre et micropuce sur papier, 80 x 60 cm

3 500 euros 

FARAH KHELIL
De la science à l’art

Installée entre Tunis et Paris, cette artiste de 38 ans est titulaire d’un doctorat en Art et Sciences qui imprègne sa réflexion sur les mots et les images, la réalité et la fiction. Fascinée par le pouvoir narratif des nouvelles technologies, elle dresse des ponts entre culture occidentale et arabo-musulmane dans un travail mêlant dessin, collage et installation. Exposant régulièrement en Tunisie et à l’international, elle a participé à « Ce que le sonore fait au visuel » au Château de Servières à Marseille (2013) et au « Pavillon de l’Exil – Escale 03 » à Saint-Louis du Sénégal (2018). (Officine dell’ Immagine)

Armand Boua, série Brobrosseurs #7, 2018, technique mixte, 101 x 94 cm

5 000 euros

ARMAND BOUA
Chroniques urbaines

Armand Boua fait des rues d’Abidjan son terrain d’exploration et des enfants qui les peuplent ses personnages principaux. À la manière d’un palimpseste, son travail plastique fait émerger les silhouettes des « brobrosseurs », travailleurs précaires de la capitale économique ivoirienne. Boua colle et peint papier, carton, matériaux récupérés, pour mieux les délaver et les brosser, composant au gré des résidus ses chroniques urbaines. Un rendu qui rappelle les affiches lacérées d’un Jacques Villeglé. En 2010, il participe à la 9e édition de la Biennale de Dakar. Ses oeuvres sont présentes dans plusieurs collections internationales, dont la collection Saatchi au Royaume-Uni.

(Galerie Cécile Fakhoury)

Athi-Patra Ruga, ...A Vigil for Mayibuye, séries The Exile, 2015, tirage jet d’encre, 150 x 190 cm

8 500 euros

ATHI-PATRA RUGA
L’identité en liberté

À la lisière de la mode, de l’art contemporain et de la performance, l’œuvre du Sud-Africain Athi-Patra Ruga est devenue le portedrapeau d’une Afrique multiculturelle et décomplexée. Dans ses mises en scène hautes en couleurs, il déploie une nouvelle approche de l’identité africaine au-delà des carcans historiques, politiques ou sociétaux. Outre son exposition solo très remarquée à la Somerset House pendant la dernière édition de 1-54 Londres (2018), Athi-Patra Ruga a notamment exposé à la Fondation Louis Vuitton (2017) et au pavillon sud-africain de la 56e Biennale de Venise (2015).
(In Situ- fabienne leclerc)

mò Oba Adetomiwa A. Gbadebo, Orangun, 2015-2019, acrylique, encre, peinture latex, owo eyo, pierre, graphite, pastel, 183 cm x 152 cm

9 000 – 22 000 euros 

ÓMÒ OBA ADETOMIWA A.GBADEBO
Cosmologie des formes

Le geste est éruptif chez Ómò Oba Adetomiwa A. Gbadebo. Certains y voit une filiation avec Jean-Michel Basquiat. Pourtant les oeuvres de cet artiste nigérian s’inspirent de la philosophie yoruba et ifâ, dont il est un héritier. En résulte un univers pictural peuplé de signes mystérieux et de formes cosmiques. Il exposait l’an dernier à New-York.
(Retro Africa)

Djamel Tatah, Sans titre, 2016, huile et cire sur toile, 60 x 80 cm

17 000 euros

DJAMEL TATAH
L’insoutenable légèreté de l’être

La peinture de Djamel Tatah est souvent qualifiée de silencieuse. Ses personnages solitaires se perdent dans l’espace épuré de la toile, réduit à un aplat monochrome ou bicolore. L’homme contemporain de Tatah est habité par la vacuité de l’existence. L’artiste franco-algérien compte plusieurs expositions en Europe et au Moyen-Orient (Centre Georges Pompidou, Fondation Maeght, Institut du monde arabe, Barjeel Art foundation…). En 2018, la collection Lambert à Avignon lui consacrait un important solo show.

(Galerie Poggi)

Meschac Gaba, Peinture Sculpture : Médecine, 1994, peinture, collage de confettis de billets de banque CFA sur bois

23 000 euros

MESCHAC GABA
Le destin de l’art africain

Né en 1961 au Bénin, Meschac Gaba est l’un des artistes les plus novateurs de sa génération. Formé à la Rijksakademie (Pays-Bas), ses œuvres protéiformes utilisent autant la peinture, la sculpture, l’installation, l’objet recyclé que le cheveu tressé. Sa pièce maîtresse Museum of Contemporary African Art (1997-2001) est un concept nomade et évolutif exposé à travers le monde, où l’artiste livre une réflexion sur la perception de l’art africain, le rôle du musée et du regardeur. Présentée en 2002 à la Documenta 11 de Kassel, elle a fait l’objet d’une réactivation à la Tate Modern en 2013.

(In Situ- fabienne leclerc)

 

Par Marie Moignard et Emmanuelle Outtier

 

Nabil El Makhloufi, Plongeur nacré, 2018- 2019, crayon blanc sur papier, 97 x 70 cm

4 200 euros

NABIL EL MAKHLOUFI
Entre influence occidentale et soufisme

Formé à l’École de Leipzig, le peintre Nabil El Makhloufi est l’un des fers de lance de la diaspora marocaine. Installé en Allemagne, il expose aussi bien à Francfort, Casablanca, Londres, Dakar qu’à Beyrouth. Dans ses compositions symbolistes au subtil mélange de tonalités froides et ocre, ou dans ses récentes œuvres sur papier, il transpose la réalité des sociétés des « suds » en explorant la relation entre les corps et les objets, dans un univers exempt d’horizon et de repères qui évoque la profondeur du cosmos, l’épaisseur impalpable d’un rêve.

(L’Atelier 21)

Omar Victor Diop, Omar Ibn Said, 2015, Série Diaspora, impression jet d’encre pigmentaire sur papier Harman By Hahnemuhle, 40 x 60 cm

4 000 – 8 000 euros

OMAR VICTOR DIOP
Portraits officiels

Dans la série Diaspora, Omar Victor Diop se met en scène en un ensemble d’autoportraits très maîtrisés. Incarnant tour à tour Omar Ibn Saïd, théologien sénégalais déporté en 1807 aux États-Unis, ou Don Miguel De Castro, ambassadeur congolais du XVIIe siècle, Diop remet au centre plusieurs personnalités africaines ayant joué un rôle illustre en dehors de leur continent d’origine. Un travail pour mieux interroger la place de l’Afrique dans l’histoire mondiale. Diop a notamment participé aux expositions « Making Africa, A Continent of Contemporary Design » (2015-2019), « Afropolitan Festival », BOZAR, Bruxelles (2017), « Art/Afrique : le nouvel atelier », Fondation Louis Vuitton, Paris (2017).

(MAGNIN-A)

Uche Okpa Iroha, New & Old, 2011, 100 x 100 cm

5 700 euros

UCHE OKPA-IROHA
Décentrer le regard

L’œuvre de Okpa-Iroha ausculte les marges. Le photographe nigérian marquait un grand coup avec sa mémorable série The Plantation Boy dans laquelle, par un subtil jeu de photomontage, il s’invitait dans les scènes du Parrain de Francis Ford Coppola. Okpa-Iroha y dénonçait avec humour l’absence de figures noires dans la culture mainstream. The Plantation Boy lui vaudra, pour la seconde fois, le prestigieux Grand prix des Rencontres photographiques de Bamako (2015). Dans la série Isolated, il traque les messages informels qui essaiment dans la ville de Lagos, signe de l’émergence d’un langage urbain inédit.
(Retro Africa)

Soly Cissé, Le Fugitif, 2017, acrylique et pastel à l’huile sur toile, 150 x 150 x 5 cm

10 000 euros

SOLY CISSÉ
Mythologie de l’étrangeté

De singulières créatures anthropomorphiques hantent l’œuvre de Soly Cissé. Formé aux Beaux-Arts de Dakar, l’artiste s’affranchit très tôt de tout académisme et développe un langage plastique où la couleur et les effets de matière règnent en maître. Son geste expressionniste fait surgir de la toile des êtres hybrides tout droit sortis d’une mythologie insolite et personnelle. Cissé expose régulièrement à l’étranger. En 2005, il participe à l’exposition « Africa Remix » curatée par Simon Njami. Dernièrement, son installation Champ de coton présentée en off de la Biennale de Dakar 2018 était saluée par la critique.

(Sulger-Buel Gallery)

Amadou Sanogo, Sans titre, 2018, acrylique sur toile, 168 x 172 cm (hors châssis)

17 000 euros

AMADOU SANOGO
Homme sans tête

Amadou Sanogo est l’un des artistes maliens les plus prometteurs. Dans ses toiles aux grands aplats de couleurs, les personnages parfois étêtés contrastent avec la palette vive de l’artiste, créant un sentiment ambigu. Une inquiétude latente, symbole du malaise face aux injonctions identitaires et aux troubles politiques qui émaillent l’actualité malienne. Sanogo expose en Europe et en Afrique. Son oeuvre est régulièrement présentée dans les foires internationales comme la FIAC (2014/2015), Art Genève (2015), Untitled Miami Beach (2016) ou Art Paris Art Fair (2013/2017).

(MAGNIN-A)

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