Le Musée Bank Al Maghrib se modernise

Pour la première fois depuis sa création en 2002, le musée Bank Al-Maghrib, pierre angulaire de la scène culturelle institutionnelle de Rabat, fermera ses portes jusqu’à l’été 2027. Cette fermeture marque le début d’un projet de rénovation qui cherche à faire du BAM « un musée 3.0 (…) plus inclusif, plus innovant, plus pédagogique, et plus vivant », selon les mots de Samia Daoudi, responsable du projet. Parmi les ambitions annoncées figurent de nouveaux parcours de visite, une meilleure accessibilité pour les personnes en situation de handicap, l’ouverture d’un café littéraire, une intégration des outils numériques dans la médiation pédagogique, ainsi que la création d’une archive digitale de la collection. Une nouvelle politique d’acquisition visera à combler ses lacunes en art contemporain. Autant d’annonces qui s’inscrivent dans la revitalisation culturelle plus large que connaît la capitale marocaine ces derniers mois.

Cette fermeture ne constitue cependant « ni une parenthèse, ni une interruption » : le BAM déploie une programmation extra-muros pour le reste de l’année 2026, pensée « au plus près du public marocain ». Son parcours sur l’histoire de la monnaie au Maroc déménage à Dar Al Kadi (Rabat), où il restera accessible au public. Une exposition consacrée à l’histoire de Tanger, de l’Antiquité à nos jours, est également prévue au sein même de la ville méditerranéenne tandis qu’un nouveau projet muséal prend forme à Fès. Enfin, le BAM s’associe à l’association ARKANE autour d’une exposition itinérante dédiée à la scène artistique africaine contemporaine. La collaboration inclura une résidence artistique axée sur la transmission du savoir de maîtres tels que Barthélémy Togo, Abdoulaye Konaté et El Fadi à une nouvelle génération d’artistes, avec un intérêt particulier pour l’art digital, précise Abderrahmane Ouardane, le président de l’association.

Rania Kettani

Musée de Bank Al-Maghrib à Rabat.

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