Yto Barrada, un automne à Paris

Créer des liens et susciter des rencontres. C’est là toute la puissance de l’art, selon Yto Barrada. L’artiste marocaine, établie à New York depuis 2013, est particulièrement présente dans le paysage artistique parisien en cette rentrée. Elle s’est vu confier deux expositions, « Solidité Lumière » et « Balcon Bettina », ainsi qu’une « Carte blanche à la Cinémathèque de Tanger » au cinéma Louxor, le tout dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. En parallèle de cet événement, Yto Barrada célèbre vingt ans de collaboration avec la galerie Polaris à travers l’exposition « Charade », réalisée avec la complicité du critique d’art et curateur Clément Dirié. Aux côtés de ses dernières oeuvres, dont une série inédite sur le marché aux puces de Tanger, Yto Barrada rassemble les céramiques de Marie Muracciole, les installations d’Élodie Pong, les collages et livres rehaussés d’Irina Prentice, les peintures de Christine Rohmer et les assemblages de Laurent Védrine. Autant d’éléments d’une charade visuelle qui invite le visiteur à y apporter ses propres réponses, sa propre interprétation.Rym Abouker— « Charade (vingt ans après) », galerie Polaris, Paris, du 19 octobre au 25 novembre 2023.

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Yto Barrada, Flea Market Series, Tangier (Fig. 4), 2018-2023, tirage C-print, 62,2 x 76,2 cm. Courtesy de l’artiste et de la galerie Polaris

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