Une rétrospective Younès Rahmoun à la Kunsthalle de Mulhouse

Située dans la région vosgienne où sont venus s’installer de nombreux immigrés, notamment marocains, la ville de Mulhouse convie l’artiste Younès Rahmoun à présenter une rétrospective de son travail. « Le contexte et la situation de la ville, qui me rappelle parfois le village de Béni Boufrah (d’où est originaire sa mère, dans le Rif, ndlr), m’a fait penser aux graines, aux plantes mais aussi aux pierres qui voyagent », explique-t-il. L’exposition « Darra-Zahra-Jabal » (Atome-Fleur-Montagne), dont le titre peut se lire aussi comme un poème cosmogonique, revisite les principales étapes d’une carrière placée sous le signe du déplacement, aussi bien dans l’espace qu’en son for intérieur. On y retrouve le projet Jabal-Hajar-Turâb, présenté en 2022 au Reina Sofia dans le cadre de l’exposition « Une trilogie marocaine 1950-2020 », ou encore l’installation Manzil constituée de 77 petites maisons dessinées sur 77 types différents de papier coloré, en référence aux 77 branches de la foi en islam ; mais aussi un projet inédit, Zahra-Tal (Fleur-Colline), dont l’idée est de faire germer des plantes à fleur sur une structure représentant une colline, afin de concrétiser l’idée « d’adaptation au sol et de diversité de l’humanité ». Cette exposition, précise Younès Rahmoun, « est aussi un parcours à travers différentes étapes de mon travail ». Voyage qui se poursuivra en septembre avec une exposition rétrospective au Smith College Museum of Art de Northampton, aux États-Unis, et on l’espère, d’ici la fin d’année, dans le nouvel espace de Kulte Center for Contemporary Art, à Rabat.

Olivier Rachet

— Younès Rahmoun, « Darra-Zahra-Jabal », La Kunsthalle, Mulhouse, jusqu’au 27 octobre.

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Younes Rahmoun, « Ayn-Manzil-Hawd » (Source-Maison-Bassin), 2018 | Résine et bois ; 92 x 92 x 94 cm | Courtesy de l’artiste et de la galerie Imane Farès © Photo : Tadzio
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Vue de l’exposition « Darra-Zahra-Jabal » de Younes Rahmoun, 2024 © La Kunsthalle Mulhouse – photo : Emilie Vialet
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Younes Rahmoun, « Darra-Jozay’a » (Atome-Particule), 2018 | Courtesy de l’artiste et de la galerie Imane Farès

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