Rim Battal : La géographie du pire

« Le corps de la femme est un territoire colonisé : par la religion, la société, la publicité, la tradition, la superstition. »

 

Après son installation remarquée au MMVI de Rabat sur le mariage marocain traditionnel et ses impostures, avec le culotté Parfois je mens, parfois, je dis la vérité, c’est par ces mots que Rim Battal évoque No man’s land, sa nouvelle série présentée à la Voice Gallery de Marrakech. Sur des corps dénudés de femmes anonymes, cette ancienne journaliste à l’oeuvre féministe et militante a dessiné une une sorte de cartographie de l’oppression. Cette géographie du pire propose une vision sans fard d’une certaine perception de la femme au Maroc : « Ces frontières représentent la souveraineté de diverses entités de la femme sur son corps pour en faire un territoire où chacun a son mot à dire, et d’où la femme est absente. À l’image de la terre investie par l’homme. »

 

Syham Weigant

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