Du 6 mai au 22 novembre 2026, le peintre ghanéen Amoako Boafo présentera sa première exposition personnelle en Italie au Museo di Palazzo Grimani, quelques jours avant l’ouverture de la 61e Biennale de Venise. Conçu avec la galerie Gagosian et le musée, le projet réunira principalement des œuvres nouvelles pensées pour l’architecture Renaissance du palais, dans un dialogue direct avec la tradition vénitienne du portrait.

Né à Accra en 1984, Boafo s’est imposé en moins d’une décennie comme l’une des figures centrales du portrait contemporain. Ses figures noires frontales, régulièrement présentées sur le stand de sa galerie ghanéenne 1957 à la 1-54 Marrakech, réalisées en grande partie au doigt, déplacent un genre historiquement européen vers un espace élargi de représentation. Son ascension rapide, à la fois critique et marchande, l’a installé parmi les artistes les plus visibles de sa génération, tout en développant parallèlement un centre de résidence à Accra, signe d’une pratique désormais pensée entre ancrage local et circulation globale.
Son exposition vénitienne s’inscrit dans une tradition désormais attendue du Palazzo Grimani, devenu au fil des Biennales un lieu privilégié de confrontation entre temporalités. Après Georg Baselitz, qui y avait fait dialoguer sa peinture avec les sculptures antiques du palais, et plus récemment Wael Shawky en 2024, dont le projet réinscrivait récits méditerranéens et mythologies dans l’histoire longue du lieu, c’est au tour de Boafo d’occuper ces salles chargées d’histoire.

From 6 May to 22 November 2026, Ghanaian painter Amoako Boafo will present his first solo exhibition in Italy at the Museo di Palazzo Grimani, opening just days before the 61st Venice Biennale. Conceived in collaboration with Gagosian and the museum, the project will primarily feature new works developed in response to the palace’s Renaissance architecture, entering into direct dialogue with the Venetian tradition of portraiture.
Born in Accra in 1984, Boafo has, in less than a decade, established himself as one of the central figures of contemporary portrait painting. His frontal Black figures, frequently shown on the booth of his Ghanaian gallery Gallery 1957 at 1-54 Marrakech, and largely painted with his fingers, shift a historically European genre toward an expanded field of representation. His rapid rise, both critical and market-driven, has positioned him among the most visible artists of his generation, while he simultaneously develops a residency centre in Accra, reflecting a practice conceived between local grounding and global circulation.
