Cinq lieux pour sentir battre le pouls de Lisbonne

Lisbonne, the new place to be ? La capitale portugaise fourmille de propositions artistiques audacieuses, soutenues par un solide réseau de musées et de fondations. Où nourrir sa passion de l’art ? Visite. 
À quelques pas de la Cordoaria Nacional où se déroule la foire Arco, trône en bordure du Tage le Musée d’Art, d’Architecture et de Technologie (MAAT), comportant deux espaces dont l’un situé dans l’ancienne centrale électrique de la ville. Son bâtiment d’architecture moderne accueille la première exposition au Portugal du photographe canadien Jeff Wall, « Time Stands Still. Photographs, 1980-2023 ». Quelques pas plus loin, dans ce quartier quelque peu excentré de Bélem, le flambant neuf Musée d’Art Contemporain Armando Martins (MACAM), présente à l’intérieur d’un hôtel de luxe la collection privée d’un entrepreneur qui a acquis ses premières œuvres auprès de Manuel Cargaleiro ou de Maria Helena Vieira da Silva, dans les années 1970. Didactique, le parcours comporte deux œuvres monumentales de l’artiste franco-marocaine Marion Mounic conçues après une résidence au Cube de Rabat : L’amour n’est pas un crime, toile composée à partir de henné, et Azetta #1, une tapisserie de laine sur laquelle se projettent les rayons du soleil. À l’occasion de la foire Arco, Armando Martins accroît sa collection avec l’acquisition d’une œuvre de l’artiste cubaine Glenda León présentée par Max Estrella Gallery.Un centre historique arty Mais c’est au cœur du quartier historique que se tiennent la plupart des propositions artistiques. Difficile de passer à côté du Centre d’art moderne de la Fondation Gulbenkian dont l’exposition « Between Your Teeth » regroupant les artistes portugaise et brésilienne, Paula Rego et Adriana Verajão, évoque à travers une diversité de médiums, les violences subies par les femmes, notamment à l’époque de la conquête coloniale. Plus confidentiel, le Centre culturel Carpintarias de São Lázaro accueille jusqu’à fin juin l’exposition collective « … e perú fugiu » regroupant différents artistes en provenance du Portugal, d’Afrique du Sud, du Mozambique ou du Maroc autour des stratégies de résistance à l’oppression. Curatée par Inês Valle, l’exposition propose, non sans humour, des œuvres de Marcelo Brodsky ou du photographe Ziad Naitaddi dont la prochaine exposition au 18 de Marrakech sera portée par la même curatrice. Enfin, on ne manquera pas de faire un détour par la galerie This Is Not a White Cube qui présente « When the Sky Split Open » de l’artiste malien Ibrahim Bemba Kébé qui met en scène des tapisseries murales sur toile de jute, traversées de références rituelles chrétiennes, musulmanes et païennes. Olivier Rachet 

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Musée d’Art, d’Architecture et de Technologie (MAAT)
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MACAM – Museu de Arte Contemporânea Armando Martins, 2025. © Fernando Guerra.
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Marion Mounic, Azetta #1, Laine tissée, henné, 352 x 650 cm, Edition : Unique. Courtesy de MACAM. Crédit photo : Francisco Gomes.
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Marion Mounic, L’amour n’est pas un crime, 2025, installation murale in situ, tissu, henné,
colle à papier peint, 897 × 320 cm.Edition : Unique. Courtesy de MACAM.
Crédit photo : Francisco Gomes.
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Vue de l’exposition « Between Your
Teeth » de Paula Rego et Adriana Verajão,
crédit photo Pedro Pina, courtesy CAM
Gubelkian
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Paula Rego, A primeira missa no Brasil, peinture acrylique sur toile, 1993, Collection Privée, Courtesy de The Estate of Paula Rego et Centre d’Art Moderne Gulbenkian.
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Ibrahim Bemba Kébé, Whisper Ascent, 2025, Mixed media, acrylique sur toile de
jute, 225 x 158 cm, Copyright : Courtesy de l’artiste et de This Is Not a White Cube
Gallery