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[Expo] Abderrahim Yamou sublime le vivant

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Pour son solo show à l’Atelier 21, ce sont des œuvres peintes en confinement que Abderrahim Yamou expose. Les 23 toiles de l’exposition « Efflorescence » ne dérogent pas à ses précédents travaux : prolifération du végétal, jeux d’échelles faisant comparaître sur le même plan tissus cellulaires et fleurs, tiges et bourgeons, dans la mitoyenneté déroutante de « l’infiniment petit et l’infiniment grand », comme l’écrit Hanane Harrath pour le catalogue de l’exposition.

Dans ces nouvelles compositions, un motif fait son apparition : de longues bandes de couleur viennent parfois occuper la toile pour ajouter à son équilibre. Horizontales, elles forment un continuum qui fait l’effet de couches sédimentaires. Verticales, elles partitionnent l’espace pictural, à l’instar du « silence musical qui prolonge ce qui vient avant et prépare l’après, et agit comme un intermède qui permet de souder l’ensemble des instruments et des tons. Je voulais que ces bandes soient du même acabit, des éléments qui équilibrent l’œuvre de façon presque sonore », dévoile l’artiste. Dans son travail récent, Abderrahim Yamou dit être allé plus loin, « en couvrant la toile de formes. Je pense avoir enrichi mon vocabulaire, mais la consistance reste la même. Il y a des moments de foisonnement et de silence. Il y a la sublimation du vivant, et un perpétuel questionnement sur ce miracle assez banal : comment la vie prend naissance ».

Reda Zaireg

Abderrahim Yamou, « Efflorescence », Galerie L’Atelier 21, Casablanca, du 5 octobre au 8 novembre 2021.

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