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[Expo] Au Musée d’Art Moderne de Paris, l’intime est politique

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Maintes fois contrariée en raison de la crise sanitaire, la Saison Africa 2020 se déploie cet été dans toute la France. À Paris, l’exposition “The Power of My Hands” jette un coup de projecteur sur les artistes femmes africaines. 

Elles sont 16 artistes. Toutes des femmes. Certains grinceront des dents :  les expos “genrées” portent en elles l’horrible soupçon de la ghettoïsation des femmes artistes. Il n’empêche, la condition féminine en Afrique n’est pas une mince affaire. La Saison Africa 2020 en fait d’ailleurs l’un de ses fils rouges. Avec “Power of My Hands”, le Musée d’art moderne de Paris (MAM) s’attèle donc à “la question de l’intime chez la femme noire” et ce qu’elle porte de “non-dits”. Des mises en scènes spectrales et ensanglantées de Stacey Gillian Abe aux silences assourdissants des victimes de violences que la Sud-Africaine Gabrielle Goliath met en son et en image, le corps de la femme reste un champ de bataille et un enjeu politique. Le corps… il est central : meurtri chez les unes, frondeur chez les autres, comme dans les broderies de soie de Billie Zangewa. On retiendra aussi que le MAM fait le pari de montrer cette Afrique anglophone et lusophone encore peu exposée en France.

Emmanuelle Outtier

The Power of my Hands – Afrique(s) : artistes femmes, commissaires Odile Burluraux & Suzana Sousa, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, jusqu’au 22 août 2021.
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