Ibrahim Mahama et David Koloane rejoignent Pompidou

Les amis du Centre Pompidou lançaient à l’automne leur « Cercle international-Afrique » dédié à l’acquisition d’œuvres contemporaines africaines. Objectif : enrichir les collections de l’institution française. Les premières acquisitions ont eu lieu pendant la foire 1-54 Londres, avec l’œuvre en toile de jute Kae Dabi d’Ibrahim Mahama, ainsi que des dessins et un tableau relief de David Koloane, nous a-t-on confié du côté du Centre Pompidou.

 

Qui sont-ils ? 

David Koloane, récemment disparu, a été l’une des grandes figures de la scène artistique sud-africaine pendant et après l’apartheid. Engagé, il fondait en 1991 avec le philanthrope Sir Robert Loder, la Bag Factory, espace de création pour soutenir les arts visuels à Johannesburg. « Pendant plus de 40 ans, Koloane a pris comme champ d’exploration la vie urbaine et ses contrastes frappants, entre banlieues résidentielles et townships, entre richesse et destruction, disait de lui le curateur Thembinkosi Goniwe qui a orchestré une rétrospective au Cap l’an dernier. La ville, les musiciens de jazz, les embouteillages, les « dames de la nuit », les migrations, les réfugiés, les chiens, symboles du rude quotidien dans les townships… Les paysages urbains de Koloane sont un mélange d’exubérance et d’ombre. Ils font de l’artiste un témoin et un protagoniste pour faire du monde (de l’art) un lieu plus propice aux citoyens noirs ».

 

Ibrahim Mahama, quant à lui, faisait partie des artistes présentés dans le pavillon du Ghana qui signait sa première participation à la biennale de Venise 2019. Dans ses installations, l’artiste use de matériaux récupérés dans son environnement urbain tels que des rebuts de bois ou des sacs de jute cousus ensemble dont il drape les structures architecturales sur lesquelles il intervient. Il est souvent associé à El Anatsui, autre grande figure de la scène ghanéenne.

 

La rédaction

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