En mai prochain, le festival Valencia Photo (VPH’26) consacre sa 5e édition aux « Pays de la Méditerranée », avec un focus sur la photographie marocaine et un appel à candidatures.
« Ce qui nous sépare est aussi ce qui nous unit ». Cette citation de Sénèque, reprise par Nicolas Llorens Lebeau, directeur du VPH’26, résume à elle seule la philosophie de la 5e édition du festival de photographie et de débat de Valence. Placée sous le thème « Pays de la Méditerranée », l’édition 2026, prévue en mai prochain, entend interroger les récits contemporains du bassin méditerranéen, tout en accordant une attention particulière à la scène photographique marocaine.
Une étroite collaboration entre les institutions culturelles marocaines et le comité d’organisation du VPH’26 est ainsi d’ores et déjà annoncée. Le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain et le Musée National de la Photographie en seront les principaux partenaires, avec pour objectif la présentation d’une exposition issue des fonds photographiques marocains. Selon Soufiane Er-Rahoui, conservateur du Musée National de la Photographie, la mission de l’institution rabatie tient « à une double dialectique : la déconstruction d’une image coloniale et la construction de nouveaux narratifs ». La contribution marocaine au VPH’26 s’inscrit dans cette lignée, permettant d’ouvrir et nourrir de nouvelles conversations autour des œuvres. « A l’heure de la banalisation de la photo, en raison de la relation directe entre l’image et la technologie, le débat – autre pilier du festival espagnol – est plus important que jamais », souligne Nicolas Llorens Lebeau.
Le VPH’26 lance également un appel à candidatures, ouvert jusqu’au 30 mars 2026, à destination des photographes. Bien que le festival soit essentiellement dédié à la photographie, d’autres médiums complémentaires ne sont pas exclus. « Nous acceptons entre 25 et 30 photos, mais elles peuvent être assorties de vidéos, de sculptures, de tissages et d’autres techniques mixtes, tant qu’elles servent le récit et la thématique », précise Nicolas Llorens Lebeau.
Houda Outarahout