Taper pour chercher

Le Ghana et Madagascar pour la première fois à Venise

Partager

La 58e biennale de Venise a ouvert ses portes aux professionnels mercredi. Pour leur première participation, les pavillons du Ghana et de Madagascar étaient particulièrement attendus au tournant.

8 mai, l’Arsenal. Les gens se bousculent devant la majestueuse tenture dorée d’El Anatsui. L‘hystérie est collective au pavillon du Ghana. Sa première participation à la Biennale de Venise était très attendue et le casting alléchant avec la présence de poids lourds de la scène contemporaine comme El Anatsui, Lion d’or en 2015 ou Ibrahim Mahama, étoile montante dont les installations en rebuts de bois ou toiles de jutes impressionnent par leur monumentalité.

détail de l'installation d'Ibrahim Mahama au sein du pavillon ghanéen.

Rien n’a été laissé au hasard. La scénographie immersive imaginée par l’architecte Sir David Adjaye offre un écrin au très beau travail de peinture de Lynette Yiadom Boakye, découverte il y a quelques années à la biennale de Sharjah. Ses portraits contribuent à renouveler la représentation du corps noir dans l’art.

Lynette Yiadom-Boakye, Alchemical Clauses, 2019, huile sur lin. Courtesy de l'artiste, Corvi-Mora, Londres et Jack Shainman Gallery, New-York

Ce pavillon ghanéen fait donc une entrée remarquée. “Cela signifie beaucoup pour nous d’avoir notre premier pavillon national à Venise au moment où il est question de la restitution de nos objets culturels et de la façon dont cela redéfinit notre place dans le monde”, note  la commissaire Nana Oforiatta-Ayim qui s’est entourée d’Okwui Enwezor comme conseiller stratégique avant sa disparition en mars dernier. Il se murmure déjà que la vidéo Four Nocturnes de John Akomfrah est l’une des plus belles oeuvres de la biennale. Il y explore la destruction du monde naturel par l’homme.

Joël Andrianomearisoa, I have forgotten the night, 2019, installation collage papier et sons, dimensions variables © Patrice Sour

A l’Arsenal toujours, le pavillon de Madagascar fait figure d’outsider avec un solo show de Joël Andrianomearisoa. L’artiste, habitué des rendez-vous internationaux, y présente I have forgotten the night, une installation sous forme de cascade noire. Les 50 000 feuilles de papiers de soie assemblées font référence au palais d’Ilafy, littéralement pavillon noir et première demeure des rois malgaches. “Ce noir est aussi comme la nuit à Antananarivo qui devient alors un espace interdit. En même temps ce noir est lumière”, conclut Emmanuel Daydé, le co-commissaire.   

Retrouvez le reportage complet sur la Biennale de Venise dans le prochain numéro de Diptyk à paraître en juin.   

58e biennale de Venise, du 11 mai au 24 novembre.   

Tags:

Vous pouvez aimer aussi

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Retrouvez-nous sur Instagram
@diptykmagazine
Instagram n'a pas retourné le status 200.