Le Louvre Abu Dhabi dans la tourmente

À Paris, deux conservateurs du patrimoine français ont été placés, lundi 25 juillet, en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le trafic d’antiquités égyptiennes qui auraient été vendues au Louvre Abu Dhabi, a appris l’AFP.

L’ancien patron du Louvre, Jean-Luc Martinez, avait déjà été mis en examen en mai dernier et placé sous contrôle judiciaire. Ce lundi, ce sont deux anciens cadres de l’Agence France Muséums (AFM), Jean-François Charnier et Noémie Daucé, qui sont soupçonnés d’avoir favorisé la vente d’antiquités égyptiennes au Louvre Abu Dhabi malgré les doutes sur leur origine frauduleuse.

Né en 2007 à la suite d’un accord intergouvernemental entre les Émirats Arabes Unis et la France, Le Louvre Abu Dhabi est devenu, lors de son inauguration en 2017, le symbole du savoir-faire de la France en matière de projets culturels d’envergure. L’Agence France Muséums, qui a assuré le pilotage du projet, se présentait alors comme “la première agence d’ingénierie culturelle internationale à avoir œuvré à la naissance du premier musée universel du XXIe siècle dans le monde arabe”.

Le Louvre Abu Dhabi et le Louvre se sont portés partie civile en mai dernier, depuis la mise en examen de Jean-Luc Martinez pour « complicité d’escroquerie en bande organisée et blanchiment par facilitation mensongère de l’origine de biens provenant d’un crime ou d’un délit ».

Le pillage d’antiquités dans des pays en guerre ou en proie à l’instabilité politique comme la Syrie, l’Irak ou l’Égypte, a été massif pendant les soulèvements populaires des Printemps arabes en 2011, estiment des spécialistes. Laissant la voie libre aux trafics.
La rédaction avec AFP

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