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Les associations libres de Mo Baala à la galerie 127

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C’est sous le signe du surréalisme et du dadaïsme que se place la dernière exposition de Mo Baala, « La Terre est bleue comme une orange ». Faisant écho à un poème de Paul Éluard, le titre donne la clé d’un travail sur papier qui privilégie aujourd’hui les associations libres chères à André Breton. Une série de 365 collages de petit format correspondant aux 365 jours de l’année dessinent une cosmogonie toute personnelle, où les souvenirs intimes d’une adolescence passée à Taroudant cohabitent avec des réminiscences émerveillées de l’histoire de l’art. Masques africains, monuments emblématiques de Marrakech, colonnes égyptiennes rejoignent dans un joyeux syncrétisme un vocabulaire plastique plus personnel, faisant la part belle aux animaux et à l’univers de l’enfance. Mêlant sans complexes photographies, écriture et dessins au trait épuré et aux aplats de couleurs qui tranchent avec ses oeuvres précédentes où l’espace était plus saturé, l’artiste raconte aussi, à travers les motifs récurrents de l’oiseau et de personnages hybrides, une histoire d’envol et d’évasion, comme une métaphore d’une imagination toujours en éveil. Le Petit Prince de Taroudant a encore frappé.

Olivier Rachet

Mo Baala, « La Terre est bleue comme une orange », Galerie 127, Marrakech, jusqu’au 30 octobre 2022.
Mo Baala, Lord, 2022, collage et dessin, 20 x 15 cm. Courtesy de l’artiste et Galerie 127
Mo Baala, Richard Serra, 2022, collage et dessin, 20 x 15 cm. Courtesy de l’artiste et Galerie 127
Mo Baala, History #1, 2022, collage et dessin, 21 x 15 cm. Courtesy de l’artiste et Galerie 127
Mo Baala, Time got no name, 2022, collage et dessin sur une page extraite d'un livre de géographie comportant 60 pages (avec intervention), format fermé : 35x 27 cm. Courtesy de l’artiste et Galerie 127
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