La plasticienne néerlando-sud-africaine a été sollicitée par le Louvre pour réaliser Liaisons, une série de neuf peintures destinée au mur de l’atrium de la Porte des Lions, sur le quai François-Mitterrand. Le format de ces toiles reprend celui des bas-reliefs en marbre qui occupaient autrefois cet emplacement, dans cet accès emblématique du palais, reconnaissable à ses sculptures animalières : les lions sculptés au XIXᵉ siècle par Antoine-Louis Barye d’un côté, et les Lionnes du Sahara d’Auguste Caïn de l’autre.
« Marlene Dumas est l’une des plus grandes peintres de notre temps (…) C’était un choix évident », souligne la présidente-directrice du musée, Laurence des Cars, rappelant combien l’artiste incarne le médium pictural, qui demeure au cœur de sa pratique.

Conçue spécifiquement pour la Porte des Lions (un atrium situé à l’entrée de la nouvelle Galerie des Cinq Continents et du département des Peintures, à quelques pas de la Grande Galerie), Liaisons se compose de neuf visages. Avec cette installation, Marlene Dumas devient la première femme artiste contemporaine à intégrer la collection permanente du Louvre.
La commande s’inscrit dans la stratégie d’ouverture du musée aux créations contemporaines. Longtemps fermée, la Porte des Lions rouvrira à partir du 29 novembre dans la volonté de désengorger l’entrée principale du Louvre. Elle permettra d’avoir un accès direct à la Galerie des Cinq Continents, anciennement Pavillon des Sessions et dédiée aux arts extra-occidentaux.
Emmanuelle Outtier
The Dutch–South African artist Marlene Dumas has been commissioned by the Louvre to create Liaisons, a series of nine paintings designed for the atrium wall of the Porte des Lions, on the quai François-Mitterrand. The canvases echo the format of the marble bas-reliefs that once occupied the same site, a distinctive entrance to the palace marked by its 19th-century animal sculptures: Antoine-Louis Barye’s lions on one side and Auguste Caïn’s Lionnes du Sahara on the other.
“Marlene Dumas is one of the greatest painters of our time (…) She was an obvious choice,” says the museum’s president-director, Laurence des Cars, noting how deeply the artist embodies the medium of painting, which remains central to her practice.
