Mounir Fatmi de retour à Rabat

L’artiste n’est plus à présenter. Mounir Fatmi est sans doute le plasticien marocain le plus connu sur la scène internationale. Il s’installe à L’appartement 22 à partir du 17 novembre avec « 100 mètres à vol d’oiseau », une proposition au titre énigmatique qui désigne la distance séparant l’espace d’art indépendant fondé par Abdellah Karroum, du Parlement marocain. Une allusion qui n’a rien d’anodin si l’on considère que toute l’œuvre de Fatmi est une variation sur le thème des jeux et enjeux du pouvoir.

Il y présentera une nouvelle œuvre, spécialement produite pour l’occasion. History is not mine, que l’artiste avait réalisée en 2013 suite à des censures, sera réactivée. Dans cette vidéo-performance, l’artiste pianote à grands coups de marteaux sur une machine à écrire. Le texte est ici prétexte. La page reste vierge. Mais l’acte suggère l’impossibilité, pour certains, de faire entendre leur propre histoire. Celle-là même qui est invisibilisée, effacée ou simplement dictée et écrite par d’autres. À bien des égards, troublant d’actualité.La rédactionMounir Fatmi, « 100 mètres à vol d’oiseau », du 17 novembre 2023 au 19 janvier 2024, L’appartement 22, Rabat.

Visuel en Une : Mounir Fatmi, Peripheral Vision, 2017. (c)Mounir Fatmi

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Mounir Fatmi, History is Not Mine, 2013. c)Mounir Fatmi

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