Chaque année en décembre, Miami devient l’épicentre du marché portée bien sur par le mastodonte Art Basel. Mais un ensemble d’événements satellites vient s’y greffer pour créer en cette fin d’année un momentum où collectionneurs, directeurs de musées ou de fondations se retrouvent. C’est l’un des rendez-vous attendus en marge de Art Basel, la foire Untitled Arts propose une 13e édition où les galeries africaines affirment leur présence.
A commencer, côté marocain, par la présence de deux enseignes : GVCC et Loft Art Gallery. Avec « Shaping the digital dialogue » le programme de la galerie casablancaise GVCC fait suite à l’exposition présentée dans leur espace casablancais cet automne. Pour Miami il a été élaboré par la curatrice Sandrine Welte autour de l’art “post-Internet”, avec les artistes Soufiane Idrissi, Mohammed Chourouro, Hassan Mannana, Yacout Kabbaj et Mehdi Melhaoui.
De son côté, après avoir misé sur un solo show de Mohamed Melehi a Art Basel Paris en octobre, la Loft Gallery présente Amina Agueznay au moment où elle lui consacre également un solo très remarqué, curaté par Meriem Berrada à Marrakech. La galerie Vigo sort l’artillerie lourde avec le moderniste soudanais Ibrahim El-Salahi. Figure de proue de l’école de Khartoum, El Salahi a installé sa réputation à l’international il y a 10 ans grâce à la rétrospective que lui consacrait alors la Tate modern à Londres. Depuis, ses œuvres sont régulièrement adjugées aux enchères.
On retrouve quelques « usual suspects » des foires comme la galerie 1957 (Accra), Ko Art Space (Nigeria) ou encore la galerie parisienne Afikaris qui expose Nasreddine Bennacer, Omar Mahfoudi, Eva Obodo et Hervé Yamguen dont les statuettes de bronze se sont toutes vendues l’an dernier à la 1-54 Marrakech signant peut être un regain d’intérêt des collectionneurs pour la sculpture. Les portraits acidulés de Hassan Hajjaj sont exposée sur le stand de Yossi Milo auprès des tirages de Samuel Fosso notamment.La rédaction