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Que collectionner pendant la 1-54 Marrakech ?

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Des portraits réalisés au doigt par la star du marché Amoako Boafo aux paysages abstraits tout de cuir de Sheila Fuseini, Diptyk vous propose une sélection d’œuvres pour tous les budgets.

Armand Boua

Armand Boua, Les Débrouillards, 2023, acrylique, carton, journaux, magazines et bois, poudre sur sa toile, 156 x 120 cm. Courtesy Armand Boua et Galerie 208 (Paris)

Originaire de Côte d’Ivoire, le peintre-plasticien Armand Boua puise son inspiration dans les quartiers défavorisés d’Abidjan. Ses portraits d’enfants des rues recyclent des matériaux aussi divers que le carton, des journaux ou des magazines. N’hésitant pas à lacérer ou griffer la toile, il confère à ses œuvres une dimension humaniste certaine. Ses travaux sont entrés dans plusieurs collections internationales (Saatchi au Royaume-Uni ou Franck-Suss Collection à Hong Kong). Il a exposé chez Cécile Fakhoury à Dakar ou à la Fondation Montresso* de Marrakech.

GALERIE 208 – 17 000 € / 184 000 MAD

Sheila Fuseini

Sheila Fuseini, I know me, 2023, cuir sur tulle, 80 x 112 cm. Courtesy The African Art Hub

I know me, le nom donné à cette œuvre de Sheila Fuseini, résume à lui seul la démarche artistique dans laquelle s’inscrit la plasticienne ghanéenne. Originaire d’Accra, l’artiste de 40 ans capture l’essence de son monde intérieur. Elle donne libre cours à son imaginaire foisonnant à travers des collages, en recourant à des médiums qui font aujourd’hui sa signature : le cuir et la peinture acrylique. En résultent des paysages abstraits tout en courbes et couleurs qui, à bien des égards, nous rappellent les compositions liquides d’un Joan Miró.

THE AFRICAN ART HUB (TAAH) – 7 530 € / 80 555 MAD

M’barek Bouhchichi

M’barek Bouhchichi, Fatima Zahra, 2023, technique mixte sur caoutchouc, 108 x 85 cm. Courtesy galerie L’Atelier 21, Casablanca, Maroc

M’barek Bouhchichi s’intéresse à la question de la représentation du corps noir et à la persistance de phénomènes de ségrégation liés à la couleur de peau dans le sud du Maroc, sa région d’origine. Utilisant une diversité de médiums, il a fait du portrait l’une des pierres angulaires de son travail exigeant. En 2020, l’une de ses œuvres a intégré les collections du Centre Pompidou. Il a récemment participé à la 35e édition de la Biennale de São Paulo, où son installation, We are what you don’t want to see, mêlant poésie et céramique, a remporté un succès critique.

L’ATELIER 21 – 8 000 – 11 000 € / 85 000 – 110 000 MAD

Jean David Nkot

Jean David Nkot, Body in the solitude of cotton field, 2023, acrylique et sérigraphie sur toile, 160 x 250 cm. Courtesy galerie Afikaris

L’exploitation des matières premières en Afrique est au cœur du travail de Jean David Nkot. Né au Cameroun en 1989, où il vit toujours, ce peintre de la condition humaine donne un visage aux vies invisibilisées par les enjeux économiques et politiques liés à ces ressources. Body in the solitude of cotton field s’inscrit dans sa réflexion sur la culture du coton, symbole des inégalités Nord-Sud que crée le capitalisme. Jean David Nkot a été exposé dans les musées et les foires des quatre continents, des États-Unis à la Chine en passant par le Maroc et l’Afrique du Sud.

AFIKARIS – 26 000 € / 282 000 MAD

Ghizlane Sahli

Ghizlane Sahli, série Et la sève fut... II, 2024, broderies, fil de fer recouvert de soie et peinture sur toile. Courtesy Galerie Christophe Person

Basée à Marrakech, Ghizlane Sahli collabore avec des brodeuses et réalise des installations organiques à partir de goulots de bouteilles plastique qu’elle assimile à des alvéoles. Ses dernières pièces, dévoilées à la 1-54, sondent les potentialités du vert après avoir longtemps fait régner en maître le rouge. Elle décline un nouveau répertoire tout en fleurs crochetées ou en racines torsadées. Ses œuvres explorent tout autant la nature des paysages floraux ou aquatiques que l’intimité du corps féminin. On la retrouve dans les collections du Victoria and Albert Museum de Londres.

GALERIE CHRISTOPHE PERSON – 8 000 € / 87 000 MAD

Amoako Boafo

Amoako Boafo, Alphabetical Hoodie, 2023, huile sur toile, 100 x 100 cm. Courtesy Gallery 1957

Remarqué sur Instagram par Kehinde Wiley en 2018, Amoako Boafo a connu une percée fulgurante jusqu’à devenir l’un des artistes africains les plus cotés du monde. Ses portraits peints au doigt, dont le style est souvent rapproché de celui d’Egon Schiele, ont fait une entrée fracassante aux enchères, avec un record à 3,5 millions de dollars pour la toile Hands Up en 2021 chez Christie’s. Né en 1984 à Accra, le peintre ghanéen aujourd’hui installé à Vienne est une figure majeure du portrait noir qu’il contribue à adouber

GALLERY 1957 – 138 600 – 184 800 € / 1 500 000 – 2 000 000 MAD

Rita Alaoui

Rita Alaoui, Autumn # 2, 2021, acrylique et sticks à l’huile sur toile, 146 x 114 cm. Courtesy Galerie SINIYA28

Artiste du végétal, la plasticienne Rita Alaoui s’adonne à la peinture dans des compositions florales à la lisière souvent de l’abstraction. Dans ses toiles récentes, elle s’empare du motif du jardin dans un souci de capturer la volatilité de la Nature. Elle a récemment exposé au Centre Tignous d’Art Contemporain de Montreuil. Lauréate du Prix Coal, elle a présenté fin 2023 une performance au Musée de la Chasse et de la Nature de Paris ainsi qu’à la Fondation EDF, performance qu’elle réactive lors de la foire à l’espace DaDa.

GALERIE SINIYA28 – 8 700 € / 95 000 MAD

Khadija El Abyad

Khadija El Abyad, MEMBRES REBELLES _ طراف ماردة 2020-2021, dessin en cheveux brodés compressé sous verre, 30 x 23 cm, édition unique. Courtesy de l’artiste et CDA Gallery

Née en 1991 à Agadir, cette artiste pluridisciplinaire convoque le vocabulaire ornemental marocain pour déconstruire les clichés associés au genre féminin. Chez elle, le corps est à la fois sujet et matériau. Ses propres cheveux lui servent de fil à broder, quand ils ne sont pas noués ou disposés en arabesques. Formée aux Beaux-Arts de Tétouan, Khadija El Abyad a participé à plusieurs expositions et résidences inter- nationales, notamment à Marseille, Berlin ou encore Sharjah

CDA GALLERY – € 900 / 9 800 MAD

Ibrahim Ballo

Ibrahim Ballo, L’Homme Cerf, 2023, série Comédie des visages, visage de la comé- die, acrylique, posca, tissage et broderie de coton sur papier, 50 x 35 cm. Courtesy galerie Carole Kvasnevsk

Les textiles sur toile d’Ibrahim Ballo sont inspirés par les tisseuses de sa communauté, dans la région de Sénoufo au Mali. S’inscrivant dans le sillage d’Abdoulaye Konaté, sous la direction duquel il a étudié à Bamako, l’artiste de 38 ans a su créer sa propre écriture visuelle. Expressifs et délicats, ses portraits mêlent diverses techniques et matériaux découverts au fil de ses voyages. Lauréat du Prix Segou’Art Festival en 2022, il a également bénéficié de résidences à Marseille et à Paris.

CAROLE KVASNEVSKI – 900 € / 9 700 MAD

MDD Arts

MDD, You Look Happier What Happened ?, 2023, technique mixte sur papier, 118,9 x 84,1 cm, cadres en aluminium personnalisés. Courtesy Galerie Atiss Dakar

Derrière ce pseudonyme se cache le jeune Mucyo Daniel Dylan, artiste visuel émergent originaire du Rwanda, résolument à suivre ! Issu de la génération des millenials, MDD célèbre l’afrofuturisme, l’une de ses sources d’inspiration. Il puise dans des archives une iconographie hétéroclite qu’il assemble, laissant au spectateur le soin de faire ses connexions et de créer son propre narratif autour de ces fragments évocateurs. De nombreuses expositions lui ont été consacrées à Kigali en 2020. Ces deux derniers projets ont été conçus pour Partcours #12 à Dakar.

GALERIE ATISS DAKAR – 4 000 € / 43 500 MAD

Cássio Markowski

Cássio Markowski, The Warrior and Egungun, 2023, graphite, peinture vi- nylique, crayons de couleur et gouache, 120 x 95 cm. Courtesy de l’artiste © THIS IS NOT A WHITE CUBE

Montrées au Brésil, au Portugal, en Espagne et en France, les œuvres de Cássio Markowski séduisent par la poésie et l’onirisme qui s’en dégagent. L’artiste afro-brésilien use du dessin et de la peinture pour explorer les récits autour de la culture brésilienne et ses influences africaines. Cássio Markowski peint souvent au centre de ses compositions des descendants d’esclaves entourés de faune brésilienne et de subtiles références à la culture yoruba. En 2023, il remporte le Sovereign Portuguese Art Prize.

THIS IS NOT A WHITE CUBE – 6 500 € – 8 500 € / 70 500 – 92 500 MAD

Amina Rezki

Amina Rezki, Untitled, 2023, technique mixte sur toile, 150 x 120 cm. Courtesy Loft Art Gallery

La peintre d’origine tangéroise, Amina Rezki, privilégie une peinture figurative, expressive et teintée d’onirisme. Ses portraits s’inspirent souvent de photographies chinées dans les brocantes ou de son enfance tiraillée entre deux continents. Non dépourvues d’humour, ses toiles dramatisent des situations à la portée universelle. Son travail est entré dans les collections du Wiels, musée d’art contemporain de Bruxelles. Elle a exposé à plusieurs reprises au Musée d’art moderne et contemporain Mohammed VI, notamment à l’occasion de la Biennale de Rabat, en 2019.

LOFT ART GALLERY – 5 000 – 10 000 € / 54 600 – 109 500 MAD

Iman Zaoin

Imane Zaoin, AÏTA, 2022, impres- sion sur papier Hahnemühle baryté mat, 70 x 50 cm, édition de 7. Courtesy M Concept Gallery

Lauréate du Grand Prix du Festival Face à la Mer (Tanger) en 2022 avec sa première série Aïta, la photographe italo-marocaine Iman Zaoin surprend par la maturité de son regard. Zaoin choisit le médium photographique pour travailler sur les questions de mémoire et de perte culturelle. Avec cette série, elle propose un voyage poétique sur les traces de son enfance marocaine, dans le village natal de sa mère, et documente ainsi un mode de vie rural menacé de disparition. L’univers pastoral, traité ici avec modernité et tendresse, est un thème encore assez peu développé dans la photographie marocaine.

M CONCEPT GALLERY – 1 500 € / 16 260 MAD

Margaux Derhy

Margaux Derhy, Porteuses de souvenir, 2024, broderie à la main et à la machine à coudre sur lin, 112 x 172 cm. Courtesy de l’artiste et Revie Projects. © Yassine Faouzi

Diplômée du MA Painting du Royal College of Art à Londres, l’artiste franco-marocaine Margaux Derhy recourt dans ses compositions plastiques à la broderie ou la couture qu’elle rehausse avec de la peinture, de l’encre ou de l’aquarelle. Ses œuvres restent imprégnées de sa mémoire personnelle et de souvenirs liés à la terre marocaine. Fondatrice du collectif Le Centre d’Art qui réunit chaque année une centaine d’artistes femmes, elle multiplie les résidences à l’étranger, notamment au Maroc ou en Afrique du Sud.

REVIE PROJECTS – 16 000 € / 174 212 MAD

Zineb Mezzour

Zineb Mezzour, Untitled 1, 2022, encre sur papier fine art Arche 600g, 56 x 76 cm. Courtesy Myriem Himmich Gallery

Formée aux data sciences, l’artiste marocaine Zineb Mezzour s’intéresse, dans ses céramiques, photos ou travaux sur papier, à la créativité de la nature et à la capacité de la matière à générer ses propres formes et hasards. Avec un esprit scientifique qui n’exclut pas la poésie, Mezzour fait agir l’eau et l’encre selon un mouvement naturel qui produit des formes fractales libres et uniques.

MYRIEM HIMMICH GALLERY – 1 200 – 3 500 € / 13 000 – 38 000 MAD

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