Que faire ce week-end? Les expos à voir

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Seulgi Lee, Aïn Bouchrik
©Adagp – Paris 2018

A L’appartement 22, l’appel de la terre se fait sentir

Fruit d’un travail de recherche centré à la fois sur les pratiques de la poterie féminine des régions du Rif marocain et « un travail artisanal ancré dans le quotidien », selon les mots de la curatrice Claire Staebler, l’exposition « Machruk » met à l’honneur l’artiste franco-coréenne SEULGI LEE, qui vit en France depuis une vingtaine d’années. Adepte des formes hybrides, la plasticienne n’en est pas moins sensible au monde qui l’environne. L’installation présentée à l’Appartement 22 comporte un ensemble inédit de poteries colorées, à mi-chemin « entre ethnologie et introspection », et permettra de réfléchir aux liens inextricables unissant, dans les régions du Maghreb, féminisme et tradition artisanale.

Seulgi Lee, «Machruk», L’Appartement 22, Rabat, jusqu’au 31 juillet 2019.

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Artsimous, L’houb, C-print sur papier photo, 120×80,09cm.
Courtesy des artistes et VOICE gallery

A Marrakech, le duo Artsimous dévoile un univers (assez) déjanté

ARTSI et MOUS LAMRABET forment le duo Artsimous, créé il y a un an. Dans la lignée d’un Mehdi- Georges Lahlou, dont ils semblent partager le goût de la dérision et de la subversion, ces nouveaux venus sur la scène marocaine donnent à voir dans des photographies théâtralisées des personnages indifférenciés, souvent voilés, « aux vêtements non genrés », comme le précise Cassandre Gil dans le catalogue. Sans doute une énième tentative d’amener le public à réfléchir aux problématiques si fashion des identités multiples et de l’altérité. Un univers (l’un des sens de « Dounia », titre de l’exposition) à découvrir assurément.

Artsimous, «Dounia», Voice Gallery, Marrakech, jusqu'au 20 septembre 2019.

Tetra

Aperçu aléatoire à Casablanca

La curatrice Salma Lahlou fait dialoguer les oeuvres de Soukaina Aziz El Idrissi, Maria Karim, Fatima Mazmouz et Anna Raimondo. On aime le travail d’archive de Mazmouz qui rend hommage aux figures historiques parfois oubliées dans sa série Les Résistants Marocains.

Pendaison de crémaillère : aperçu aléatoire - Think art, Casablanca - jusqu'au 26 juillet

A l’international

Galerie Templon
jusqu’au 20 juillet
KEHINDE WILEY – Tahiti
Wiley s’intéresse aux oubliés de l’histoire de l’art, il réalise un ensemble de portraits de Polynésiens transgenres, comme un pied de nez à l’exotisme d’un Gauguin.
28, rue du Grenier Saint-Lazare – Paris.
+33 1 85 76 55 55

 

 

Haus der Kunst
jusqu’au 28 juillet
EL ANATSUI: TRIUMPHANT SCALE
Dernière exposition imaginée par Okwui Enwezor avant sa disparition en mars dernier. Outre les tentures monumentales, l’exposition s’attache à montrer des travaux moins connus comme les sculptures en bois réalisées par El Anatsui dans les années 80, ses céramiques ou ses carnets de croquis.
1 Prinzregentenstraße – Munich
+49 892 11 27 113

 

 

Galerie Cécile Fakhoury – Abidjan
jusqu’au 31 août
ARMAND BOUA
Yopougon, Adjamé, Liberté
Boua poursuit ses déambulations dans la ville d’Abidjan. Il colle et      peint papier, carton, matériaux récupérés, pour mieux les délaver et    les brosser, composant au gré des résidus ses chroniques urbaines.
Boulevard Latrille à Cocody, derrière l’immeuble Carbonne – Abidjan
+225 22 44 66 77

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Toni Maraini enseigne l’histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Casablanca, 1965. Photo : Mohamed Melehi, courtesy des archives Toni Maraini.

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