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Que voir aux Rencontres photographiques de Marrakech ?

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Le Brésil est l’invité des 3e Rencontres photographiques de Marrakech (RPM) qui se tiennent du 17 au 23 octobre 2022. Une déambulation à la croisée des regards et des continents qui fait aussi la part belle à la photo africaine.

© Rencontres photographiques de Marrakech 2019

Photo pour tous, photo partout

« Les RPM ont pour mission d’initier à l’art photographique autant les amateurs que le grand public », explique Abdellah Oustad, fondateur et codirecteur des RPM. Et les moyens pour y parvenir sont largement déployés. Les organisateurs investissent de nombreux lieux publics – gratuits et ouverts à tous – et mettent en place des dispositifs citoyens tels que « les studios ambulants » ou de nombreux ateliers collaboratifs. Un parcours photographique urbain a également été imaginé et curaté par Selma Naguib, tandis que les clichés éthérés de Faten Safi eddine s’exposeront dans le quartier industriel de Sidi Ghanem.

© Angèle Etoudi Essamba

Le Brésil à Marrakech

La cité impériale offre une carte blanche à Claudio Edinguer. Pendant une semaine, le public marrakchi découvrira les clichés de l’artiste et photographe brésilien, nous invitant à plonger au coeur de la luxuriante forêt amazonienne. Une ode à la nature qui entre en résonance avec les paysages graphiques des photographes Claudia Jaguaribe et Joao Farkas ou des balades nocturnes de Betina Samaïa, prenant le contrepied des portraits contemporains d’Edu Simoes. Le Brésil dans sa grande diversité se dévoile et se partage ainsi pour élargir nos horizons.

© Céline Croze

Voyages à travers les âges

Une première aux RPM : Michel Nachef, Samir Nicolas Saddi et Cynthia Copper seront à l’honneur pour « livrer leur saisissant regard sur l’Afrique ». Le public aura ainsi l’opportunité de se plonger dans les noirs et blancs surannés mais profondément humanistes du photographe libanais Michel Nachef, disparu en 2020, grand amoureux des méandres des médinas marocaines et de leurs scènes de vie quotidiennes. Quant aux clichés des Canadiens Samir Nicolas Saddi et Cynthia Copper, ils évoquent un périple entre le Mali et le Maroc et nous renvoient à notre histoire empreinte de nomadisme. Un voyage en douceur et contraste à travers le temps et l’espace.

© Ismaïl Odetola

De Brooklyn à Bamako

Cette année, le point le plus proche entre Brooklyn et Bamako est indiscutablement Marrakech ! Les RPM croisent plusieurs regards sur la photographie africaine, entre le continent et sa diaspora, à travers deux cartes blanches offertes à la Biennale de Bamako. Dans l’exposition « A Mfon Project », les artistes africains venus d’outre-Atlantique – à l’instar de Layla Amatullah Barrayn, Juliana Kasumu, Nina Robinson ou encore Collette Fournier – « présentent un regard neuf porté sur un vécu africain », selon Abdellah Oustad. Leurs images font écho aux travaux contemporains d’Oumou Diarra, Fatoumata Diabaté ou Angèle Etoundi Essamba, présentés dans l’exposition « À Contre-Courant ». Ces deux rendez- vous esquissent les contours d’une nouvelle imagerie africaine.

Houda Outarahout

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