Desert X AlUla 2026, du paysage à la mémoire // From landscape to memory

1. Agnes Denes, The Living Pyramid, Desert X AlUla 2026. Photography courtesy of Lance Gerber.
2. Sara Abdu, Desert X AlUla 2026. Photography courtesy of Lance Gerber.
3. Héctor Zamora, Tar HyPar, Desert X AlUla 2026. Photography courtesy of Lance Gerber.
4. Mohammad AlFaraj, Desert X AlUla 2026. Photography courtesy of Lance Gerber.
5. Vibha Galhotra, Desert X AlUla 2026. Photography courtesy of Lance Gerber.
6. Maria Magdalena Campos-Pons, Desert X AlUla 2026. Photography courtesy of Lance Gerber.
7. Works by Mohammed Al Saleem throughout the exhibition are on loan courtesy of Riyadh Art collection, The Royal Commission for Riyadh City.
8. Maria Magdalena Campos-Pons, Desert X AlUla 2026. Photography courtesy of Lance Gerber.

Ouverte de janvier à fin février 2026, la nouvelle édition de Desert X AlUla confirmait le glissement du projet, d’une biennale de sculptures monumentales vers une véritable plateforme de récit. Intitulée In the Presence of Absence, l’édition 2026 réunissait des artistes internationaux et saoudiens autour d’une lecture du désert comme espace mental, spirituel et historique plutôt que simple décor spectaculaire.

Trois présences donnaient la mesure du déplacement. Ibrahim El-Salahi installait dans la vallée un motif végétal inspiré du haraza soudanais, figure récurrente de son œuvre, qui faisait du paysage d’AlUla un prolongement de sa cosmologie personnelle. Le Saoudien Mohammad Alfaraj travaillait à partir d’archives locales et de narration orale, réinscrivant le site dans une mémoire vécue, domestique, à rebours de l’image de désert vierge. Tarek Atoui abordait l’oasis par l’écoute, ses dispositifs sonores captant les flux d’eau et transformant le lieu en instrument, révélant une géographie invisible.

L’ensemble confirme une évolution déjà perceptible, Desert X dépasse le principe d’une insrtallation dans le désert, pour produire les éléments d’une histoire de l’art située, appelée à nourrir les futures institutions du territoire.

La rédaction

Open from January through late February 2026, the latest edition of Desert X AlUla confirmed the project’s gradual shift from a biennial of monumental sculpture to a fully developed narrative platform. Titled In the Presence of Absence, the 2026 edition brought together Saudi and international artists around a reading of the desert as a mental, spiritual, and historical space rather than a purely spectacular backdrop.
Three contributions exemplified this transformation. Ibrahim El-Salahi installed in the valley a vegetal motif inspired by the Sudanese haraza tree, a recurring figure in his practice, turning the landscape of AlUla into an extension of his personal cosmology. Saudi artist Mohammad Alfaraj worked with local archives and oral storytelling, reinscribing the site within lived and domestic memory, countering the image of an untouched desert. Tarek Atoui approached the oasis through listening, using sound devices to capture the movement of water and transform the site into an instrument, revealing an otherwise invisible geography.
Together, these works confirm an evolution already perceptible in previous editions: Desert X moves beyond the simple principle of installing artworks in the desert to contribute to the construction of a situated art history, one that may shape the future institutions of the territory.

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