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CAROLLE BENITAH, PHOTOGRAPHIE SOUS HYPNOSE…

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Carolle Benitah a vécu au Maroc jusqu’à l’âge de 17 ans. En 1998, dans un contexte conjugal difficile, son mari lui offre un appareil photographique. Ne sachant qu’en faire, elle entame une série sur son lit, Le côté vacant du lit. En 2001, à Marseille, elle suit le stage d’une photographe de l’Agence Magnum, Lise Sarfati, qui lui conseille d’aller dans la direction de la photographe américaine Nan Goldin, celle de l’intime.

A la même époque, Carolle Benitah découvre le journal de Franck Horvat qui réalise une photo par jour. Elle décide de l’imiter et développe peu à peu son langage tout en suivant un cursus de photographie à l’école des Beaux-Arts de Marseille.

Lauréate du prix Leica, elle expose actuellement à la Galerie Leica de Solms (Allemagne) sa série  A bed of roses  (un parterre de roses) qui se situe à mi-chemin entre le journal intime photographique et le road-movie. En quatre-vingt-dix clichés, Carolle Benitah se met en scène, avec son fils dans une errance en boucle qui commence et finit à Marseille.

Des villes qu’elle traverse elle ne retient que des fragments, des vues de chambres d’hôtel habitées ou désertées… Depuis un taxi, elle photographie des paysages urbains qui défilent à demi effacés par la vitesse. L’espace extérieur importe peu. La localisation reste indécise. On devine des métropoles américaines, des façades vénitiennes… (…)

Dans Photos souvenirs, qu’elle expose à partir du 24 juin à la Non-Maison, à Aix-en-Provence (France), Carolle Benitah puise dans de vieilles boîtes à chaussures des photographies en noir et blanc qu’elle scanne, recadre et brode. Styliste de formation, elle révèle par cette technique hybride ses émotions passées dans le bain révélateur de sa mémoire.

Extraits de « Carolle Benitah, Photographie sous hypnose ». Retrouvez le texte intégral sur diptyk n°5, p. 30

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