FLORENCE ARNOLD ET CHRISTOPHE MIRALLES A LA GALERIE YAKIN & BOAZ

Ils se répondent sans s'imiter

 

Deux ans après leur rencontre à la seconde édition de Marrakech Art Fair où ils exposaient sur le stand de la galerie Marie Vitoux avec l’artiste Mahi Binebine, Florence Arnold et Christophe Miralles présentent pour la première fois une exposition commune. C’est à Casablanca qu’ils ont choisi de faire leur pas de deux.

 

 « Palindrome » est une exposition qui ne laisse pas indifférent. Ce qui saute d’emblée aux yeux, c’est cette sensation de déjà-vu qui est plutôt un déjà-ressenti ; ce qui gît en nous, qui remue nos tripes, sans porter de nom. Nous sommes plongés dans un travail d’effets de miroir, où les ressemblances se jouent des faux-semblants, se répondent sans s’imiter.

Le pari de présenter deux artistes concomitamment est souvent difficile à relever. L’un obscurcit souvent l’autre, l’éteint du moins. Mais ici, il n’en est rien. Les travaux des deux artistes interrogent le regardeur sur la gémellité, l’identité et font résonance en lumière. Là où Florence Arnold aborde l’humain par ce qu’il a d’organique, d’interne et de sensoriel, Christophe Miralles répond par des mises en scène plus colorées, théâtralisées à la James Ensor, auquel il voue une grande admiration, des scènes de foule qui rappellent « la rue au Maroc », selon ses dires, ou des noir et blanc « qui n’en sont jamais vraiment. ». Fasciné par la photographie, il veut proposer d’autres réponses aux questions qu’amènent son travail, notamment avec la présentation d’un Diasec de grand format inspiré d’un dessin en noir et blanc qui tranche avec les travaux acryliques sur papier ou toile, « plus accessible, pour une clientèle plus portée vers la photographie, justement. »Deux ans après leur rencontre à la seconde édition de Marrakech Art Fair où ils exposaient sur le stand de la galerie Marie Vitoux avec l’artiste Mahi Binebine, Florence Arnold et Christophe Miralles présentent pour la première fois une exposition commune. C’est à Casablanca qu’ils ont choisi de faire leur pas de deux. […]

retrouvez l'intégralité de cet article dans diptyk#18

 

 

Chloé Landini

 

 

Florence Arnold et Christophe Miralles

« Palindrome »

Galerie Yakin & Boaz,

Casablanca

Jusqu’au 11 mai 2013

À la une

Vue de la Somerset House lors de la 14e edition de 1-54 Londres

1-54 Londres : l’effet tremplin

Treize ans après sa création, la foire 1-54 a-t-elle réussi son pari ? Pensée comme une plateforme de visibilité internationale pour les galeries et artistes...

Vue du stand de La Loft Art Gallery, Frieze Masters 2026. © David Owens

Londres, hub des modernismes arabes et africains

À Londres, Frieze Masters et 1-54 accordent une place croissante aux modernismes arabes et africains longtemps marginalisés par l’histoire de l’art occidentale. Au-delà de leur...

Vue de l'installation Hold de Tarek Atoui à la Tate Modern. © Tate Photography / Yiil Liu.

Des sons pour les yeux las : Tarek Atoui à la Tate Modern

Dans le Turbine Hall de la Tate Modern, l’artiste libanais Tarek Atoui déploie Hold, une installation sonore immersive dont notre auteure Vamika Sinha livre une...

Toni Maraini enseigne l’histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Casablanca, 1965. Photo : Mohamed Melehi, courtesy des archives Toni Maraini.

Toni Maraini, aux avant-postes de la modernité marocaine

L’historienne et critique d’art Toni Maraini, qui enseigna aux Beaux-Arts de Casablanca de 1964 à 1972, est à l’honneur de la 47e édition du Moussem...