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Le Prix Mustaqbal récompense 3 photographes

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Pour sa troisième édition, le Prix Mustaqbal récompense trois photographes marocains, tous membres du Collectif Noorseen.

À voir le public, plutôt très jeune et enthousiaste, qui se pressait pour l’annonce des résultats du Prix Mustaqbal, initié par la Fondation TGCC, force est de constater que la photographie reste le médium le plus prisé par la génération Z à laquelle s’adresse ce prix ciblant les artistes de 18 à 30 ans. L’exposition « Intersection-Human 2.0 » qui présente les travaux des 18 photographes shortlistés ne démérite pas et rend compte de la vivacité d’une scène délaissant la street photo pour des expérimentations plus audacieuses. Étudiante aux Beaux-Arts de Tétouan, Insaf Benali explore par exemple les effets visuels de la mémoire là où Christian Mamoun tire profit des possibilités offertes par l’IA.

(c)Yassine Sellame

Quête de soi et clair-obscur

Le jury de cette édition récompense néanmoins des travaux plus consensuels et tout autant brillants. Dans la catégorie « Procédé ancien », est salué le travail virtuose de Yassine Sellame qui recourt ici à la photographie argentique pour rendre compte de l’esprit festif d’une jeunesse venue d’ailleurs l’acclamer. Yassine Sellame est arrivé à la photographie à travers sa pratique du skateboard qu’il documente avec un regard décalé se jouant de tous les angles de vue. Originaire de Marrakech, le photographe partage sa passion à travers son collectif « Moroccan Dark Room » qui organise plusieurs workshops à destination des apprentis photographes.

Originaire lui aussi de Marrakech, Rida Tabit, lauréat dans la catégorie « Mobile », arpente de son côté les ruelles de la médina, dans une quête de soi et des autres privilégiant des portraits et des autoportraits insolites faisant la part belle aux ombres. Soutenu par Hassan Hajjaj, son travail sera exposé lors de la prochaine édition de la 1-54 au Riad Yima et à Jajjah Art Gallery.

Mehdi Ait El Mallali, lauréat dans la catégorie « Numérique » propose un travail introspectif qui explore les paysages de l’Atlas dans un jeu de clair-obscur séduisant. Il est l’auteur d’un livre-photo intitulé Blur dans lequel il scrute, derrière les vitres d’un autobus, le reflet de passants anonymes dans un souci d’aller toujours au-delà des apparences. La photographie marocaine récompensée aujourd’hui ne transige pas avec le réel, dût-il nous échapper toujours un peu !

Olivier Rachet

Exposition « Intersection-Human 2.0 », Prix Mustaqbal, Espace d’art Artorium, Fondation TGCC, Casablanca, jusqu’au 24 janvier 2024.

Avec Abdelhamid Belahmidi, Amal Moutaouakil, Christian Mamoun, Hiba Dahibi, Ilyass Baha, Insaf Benali, Khalil Talhaoui, Manale El Boulafssahi, Mehdi Ait El Mallali, Mohamed Soukri, Mounir Rahmouni, Mourad Fedouache, Nabil Boudarqa, Rida Tabit, Salah-Eddine Mouslim, Yassine Jalal, Yassine Sellame, Ziad Naitaddi.

(c)Rida Tabit
(c)Mehdi Ait El Mallali

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