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Mohamed El Baz explore le cosmos

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Pour présenter sa nouvelle exposition, « Ad Astra », Mohamed El Baz convoque plusieurs références en apparence hétéroclites : le film éponyme de James Gray dans lequel un fils traverse l’espace pour retrouver son père ou le recueil de Francis Ponge Le Savon, rédigé en pleine Seconde Guerre mondiale, dans lequel le poète invite à une « toilette intellectuelle » afin de dépoussiérer nos préjugés. Quête métaphysique d’un côté, exigence éthique de l’autre : l’artiste navigue entre ces deux pôles donnant à voir des pièces inédites, pour la plupart conçues dans l’atelier de Kamal Essoussi à Tétouan. Des sérigraphies apparentant des arbres fruitiers à de véritables cibles, des photographies dans lesquelles les paysages s’embrasent ou de simples astres donnant l’impression de tourner sur eux-mêmes soulignent le mouvement perpétuel et le principe de combustion à l’œuvre dans la nature. Une simple photo de famille dans laquelle tous les personnages, à l’exception notable de Mohamed El Baz enfant, ont le visage recouvert d’un masque africain, vient interrompre la dimension cosmique du propos, rappelant que chacun d’entre nous reste sans doute, comme le pensent nombre de philosophes, un atome perdu dans l’immensité de l’univers.

— Mohamed El Baz, « Ad Astra », L’Atelier 21, Casablanca, à partir du 16 janvier 2024

Olivier Rachet
Mohamed El Baz, maquette d’une installation en résine pour l’exposition « Ad Astra », 2023. Courtesy de l’artiste et L’Atelier 21

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