MILLE ET UNE SPLENDEURS D’ORIENT

Autant dire que ce catalogue publié à la suite de l’exposition sur le mythe des Mille et Une nuits à l’Institut du monde arabe est un ouvrage de prestige. S’y trouve condensée la magie iconographique de l’Orient, de celle qui sait faire fantasmer le monde occidental depuis qu’Antoine Galland a traduit les fameux contes et les a « importés » en France au XVIIIe siècle. Un hymne à la verve foisonnante qui anime ces histoires ancestrales, reprises, exacerbées, enrichies et adaptées par les artistes de disciplines aussi variées que la danse, la musique, le cinéma, le stylisme ou la traduction. Tous se sont inspirés de la richesse de tons et de la variété des personnages qui peuplent ces narrations et véhiculent le mythe de Shéhérazade. En plus de son impressionnant fonds d’archives bibliographiques et d’images, le catalogue concentre des réflexions sur les sources du conte, sa portée artistique voire philosophique, son impact sur l’art contemporain. A lire surtout, l’essai sur la notion de fluctuation dans l’identité traitée à travers le personnage de Sindbâd par l’écrivain marocain Abdelfattah Kilito et l’étude de Ferial Ghazoul, universitaire égyptienne, sur la figure de Shéréhazade, emblème (à tort ?) de l’émancipation féminine.

les mille et une nuits, éditions Hazan (en collaboration avec L’Institut du monde arabe), 2012, 400 pages, 39 euros.

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