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UN DESTIN INACHEVÉ

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Dounia Oualit, dont l’œuvre demeure méconnue, est pourtant à l’avant-garde de la création au Maroc. Elle fait partie de ceux qui ont permis « l’introduction de l’universalité dans l’art contemporain marocain. » Et elles sont nombreuses à avoir été inspirées par cette grande dame qui se donnait peu à voir mais dont l’influence était certaine. Safaa Eruas ou encore Jamila Lamrani, jeunes étudiantes au Nord n’auraient peut-être pas persévérer si cette figure titulaire n’avait pas ouvert la voie. Bernard Collet reconnait chez ces artistes « les mêmes silences et les mêmes oxymores. » Fin connaisseur de l’œuvre de Dounia Oualit, il se rappelle la première fois qu’il découvre son œuvre. « Ce fut un premier et déterminant contact avec l’extrême homogénéité de son travail. Une même chromatique parcourait chaque œuvre, faite de gris et de beige, les traces de coulure et les matériaux divers se retrouvaient sur les grands papiers dépliés, un même univers rehaussé de minéralité froide et parfois de fulgurances appelant la plus grande incandescence, des aplats de plomb soumis au geste de l’artiste et se révélant là, dans cette lumière un peu grise du jour, comme des mers éteintes où brillait encore le souvenir du feu qui les avaient fondues. » Un témoignage vibrant qui accompagne une exposition importante pour la compréhension de l’histoire de l’art au Maroc.

 

Syham Weigant

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