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YAZE, DE CHAIR ET DE SANG

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Un ouvrage sobre et épuré, dont la mise en page dépouillée offre un écrin idéal pour la peinture intense de YAZE. Dédié à sa mère, il reproduit d’ailleurs en guise d’introduction, le journal que celle-ci tint de la naissance de son fils à ses 3 ans. Délicat et émouvant. Pour le reste, le sujet principal est la peinture charnelle, sanguine, qu’il qualifie lui-même de  « violente ». Des portraits, « répétition de mon visage que je décompose en zoomant ou dézoomant par exemple » faisant apparaître la chair, les os, une peinture qualifiée d’ « anatomique, endoscopique ». Pierre-Evariste Douaire évoque ainsi les notions de dissection et autopsie… Et une peinture qui déborde également, puisque « Tout suinte. Tout coule. » poursuit-il « le geste se prolonge par-dessus les cimaises. L’humeur de l’artiste éclabousse l’espace en se répandant […] elle colonise la galerie ». Une peinture « vivante » et physique. A voir aussi la série d’œuvres réalisées avec le concours des brodeuses de Tameslhot avec lesquelles il collabore depuis 2007. Les motifs minutieux et ancestraux ajoutent au langage de Yassine une grande acuité.

 

Lyfe, première monographie consacrée à Yassine «Yaze» Mekhnache.

Editions Lutanie,mai 2011. 170 pages, 21 x 27 cm. 50 euros

 

Syham Weigant

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