Pour sa 14e édition londonienne, du 15 au 18 octobre à Somerset House, 1-54 introduit pour la première fois un volet consacré aux modernismes africains et diasporiques. Outre quelques stands, cette orientation est portée par « West Wind », exposition conçue par l’historienne de l’art Nancy Dantas.
Par la rédaction
1-54 regarde cette année du côté de l’histoire. Consacrée depuis sa création à l’art contemporain d’Afrique et de ses diasporas, la foire ouvre son édition londonienne aux générations modernistes, à travers une exposition et plusieurs stands de galeries.
Conçue par l’historienne de l’art et chercheuse Nancy Dantas dans le cadre de son programme curatorial 1-54 Presents, l’exposition « West Wind » rassemble plusieurs générations d’artistes et fait entrer dans la foire des figures historiques majeures comme le Sud-africain Gerard Sekoto, le Soudanais Ibrahim El-Salahi, l’artiste algérienne Baya ou le Sénégalais Papa Ibra Tall.
En intégrant ces artistes à sa programmation, 1-54 affirme sa volonté d’inscrire les modernismes africains et diasporiques dans un récit jusqu’ici largement consacré aux scènes contemporaines. On observera cette évolution avec intérêt, pendant une Frieze Week où ces mêmes modernismes gagnent aussi du terrain dans des foires généralistes (La Loft Art Gallery présentera un solo show de Mohamed Melehi à Frieze Masters).
Sur les stands de 1-54 à Somerset, on retrouvera chez Loeve&Co notamment le moderne haitien Roland Dorcély. The Gallery of Everything consacrera un solo show à la sculptrice sénégalaise Seyni Awa Camara, disparue en janvier dernier et exposée à la Biennale de Venise cette année.
Le contemporain reste bien sûr au cœur de la foire, avec une trentaine de galeries annoncées et plusieurs présentations monographiques. Le Maroc sera notamment représenté par Loft Art Gallery avec James Mishio et Amina Rezki tandis que Yacout Hamdouch figurera sur le stand collectif de la galerie londonienne October Gallery. Cette ouverture aux modernismes ajoute ainsi une profondeur historique à une foire jusqu’ici essentiellement tournée vers les scènes contemporaines.