À Paris, Ghizlane Sahli brode la condition féminine

Prolongeant le projet initié lors de sa résidence à la Cité des Arts de Paris en 2020, l’exposition « Et la Sève fut…(28×4) » de Ghizlane Sahli célèbre la Femme à travers des œuvres aussi intrigantes qu’éloquentes.
La femme et son corps, son intimité, ses combats sont au coeur de l’oeuvre de Ghizlane Sahli. Dans la série 28×4, l’artiste sonde son propre corps mais aussi le récit des femmes rencontrées lors de ses résidences à Ouagadougou, Dakar et Porto Novo. Dans la prolifération des papiers brodés, la répétition des vulves s’articule tel un mantra visuel, libérant la parole et le geste.

La prégnance du rouge renvoie aussi bien au cycle menstruel qu’aux cérémonies rituelles et à l’universalité corporelle qui trouve sa continuité dans les œuvres les plus récentes de Ghizlane Sahli. La couleur y devient signe de spiritualité et de transcendance à travers des figures féminines abstraites, s’épanouissant sur la toile en engendrant des cellules prolifiques, ses fameuses alvéoles.Hannah Hartz« Et la Sève fut…(28×4). » Du 20 octobre au 20 novembre 2023 à la Galerie Christophe Person (Paris).

ghizlane_sahli_ELSF001-
ELSF 001 – 70 x 100cm
ghizlane_sahli_ELSF001_2-
ELSF 001 – 70 x 100cm
IMG_0562-
ELSF 002 – 70 x 100cm
IMG_0559-
ELSF 002 – 70 x 100cm
IMG_0587-
ELSF 003 – 70 x 100cm
IMG_0593-
ELSF 003 – 70 x 100cm

À la une

Vue de la Somerset House lors de la 14e edition de 1-54 Londres

1-54 Londres : l’effet tremplin

Treize ans après sa création, la foire 1-54 a-t-elle réussi son pari ? Pensée comme une plateforme de visibilité internationale pour les galeries et artistes...

Vue du stand de La Loft Art Gallery, Frieze Masters 2026. © David Owens

Londres, hub des modernismes arabes et africains

À Londres, Frieze Masters et 1-54 accordent une place croissante aux modernismes arabes et africains longtemps marginalisés par l’histoire de l’art occidentale. Au-delà de leur...

Vue de l'installation Hold de Tarek Atoui à la Tate Modern. © Tate Photography / Yiil Liu.

Des sons pour les yeux las : Tarek Atoui à la Tate Modern

Dans le Turbine Hall de la Tate Modern, l’artiste libanais Tarek Atoui déploie Hold, une installation sonore immersive dont notre auteure Vamika Sinha livre une...

Toni Maraini enseigne l’histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Casablanca, 1965. Photo : Mohamed Melehi, courtesy des archives Toni Maraini.

Toni Maraini, aux avant-postes de la modernité marocaine

L’historienne et critique d’art Toni Maraini, qui enseigna aux Beaux-Arts de Casablanca de 1964 à 1972, est à l’honneur de la 47e édition du Moussem...