Un printemps à New York

Musées, galeries, salles de vente… plongée dans l’orgie artistique de la grosse pomme, où l’art contemporain est l’objet de toutes les synergies.

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Au-delà des oeuvres emblématiques qu’ils abritent, les musées américains sont aussi de véritables laboratoires, des territoires d’expérimentation toujours en dialogue avec la création vivante. Des musées
non muséifiés en somme. Le MoMA sort des sentiers battus en invitant la chanteuse Björk (jusqu’au 7 juin),
dont l’univers résonne avec celui, étrange et transversal, de Matthew Barney. De son côté, le Whitney s’apprête à inaugurer ses nouveaux murs dans le Meatpacking District avec l’exposition « America is hard
to see » qui réunira 400 artistes américains (le 1er mai). Quant au Metropolitan Museum, il ouvre son département « photographie » sur une sélection d’oeuvres de Piotr Uklanski, un artiste d’origine
polonaise qui a émergé dans les années 90 avec une installation détournant le langage minimaliste de Carl André dans un espace interactif et convivial (jusqu’au 24 juin). Downtown, le New Museum, immanquable par son architecture dynamique (réalisée par les Japonais Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa), est un lieu ouvert aux workshops, aux panels de discussions, à la poésie et à la performance, en plus de la scène émergente. À quelques encablures, le Drawing Art Center, dont la rétrospective de l’illustrateur Tomi Ungerer vient de rencontrer un franc succès, est aussi une plateforme d’échange importante pour les jeunes artistes privilégiant le dessin. L’exposition actuelle, qui explore quatre siècles de portraits issus de la collection de dessins des Beaux-Arts de Paris (jusqu’au 28 juin), laisse par ailleurs champ libre aux jeunes artistes Ryan et Trevor Oakesne (nés en 1982), pour établir des dialogues avec des oeuvres historiques.

Vous pouvez lire la suite de cet article dans le Diptyk magazine numéro #28

 

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