Utopie urbaine

Une fois n’est pas coutume, Mohamed Fariji investit les murs d’une galerie le temps d’un solo show enchanté qui dessine les contours d’une Casablanca futuriste où le végétal reprend ses droits. 

Exposer en galerie n’est pas dans les habitudes de Mohamed Fariji, plutôt coutumier des interventions dans l’espace public. Son engagement citoyen l’a conduit à fonder en 2012, en compagnie de Léa Morin, l’Atelier de l’Observatoire. Au sein de cette plate- forme dédiée à l’art et la recherche, les projets édu- catifs côtoient les ateliers participatifs et les expéri- mentations visant à encourager les travaux de jeunes créateurs. Situé en périphérie de Casablanca, près de Bouskoura, cet antre de la culture underground dit assez bien l’intérêt porté à un espace urbain dont les limites périphériques ne cessent de s’étendre. 

Né à Casablanca en 1966, Fariji a vu , depuis les années 90, sa ville soumise à de multiples transformations plus chaotiques les unes que les autres. Souvent nulle cohérence ne préside à des projets urbanistiques ou architecturaux dont la finalité ultime semble être de repousser toujours plus loin les frontières de la ville. « Je ne rêve pas d’une ville perdue dans une optique nostalgique, précise Fariji, mais je rêve d’une ville future ou utopique, une ville qui propose à chaque habi- tant des hôpitaux, des écoles, des bibliothèques, des théâtres, des espaces de jeux, des terrains et du vert. »  (…)

Retrouvez la suite de cet article dans le numéro #37 de Diptyk Mag actuellement en kiosque

 

Utopie urbaine
Autoportrait, 1974, technique mixte sur papier

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