CODE BARRE CREATEUR

Le format du livre a, de prime abord, de quoi surprendre : pas de couverture cartonnée, un encollage à vif avec des coutures apparentes, un code barre en première page (l’issn du titre), un papier mat, à la sobriété évidente. Avec Pascal Hachem, le ton est tout de suite donné. Nous sommes placés immédiatement dans un work in-progress qui déroute et laisse la place au détournement, point névralgique de l’inspiration de l’artiste. Un livre lui-même déjà présenté comme un objet d’art précieux malgré la soi-disant simplicité de la réalisation, qui relate chronologiquement l’œuvre multiple de ce performer libanais. Ingénieur de formation, il ne cesse de provoquer dans ses installations un sentiment d’inquiétante étrangeté. Ses mises en scène détonent et malgré leur caractère souvent incongru, sous-tendent des questions d’ordre politique, social et environnemental.

 

Pascal Hachem, Beirut 2012, édité par Selma Feriani Gallery, 2012, 146 pages, prix 20 livres sterling GB

À la une

Vue de la Somerset House lors de la 14e edition de 1-54 Londres

1-54 Londres : l’effet tremplin

Treize ans après sa création, la foire 1-54 a-t-elle réussi son pari ? Pensée comme une plateforme de visibilité internationale pour les galeries et artistes...

Vue du stand de La Loft Art Gallery, Frieze Masters 2026. © David Owens

Londres, hub des modernismes arabes et africains

À Londres, Frieze Masters et 1-54 accordent une place croissante aux modernismes arabes et africains longtemps marginalisés par l’histoire de l’art occidentale. Au-delà de leur...

Vue de l'installation Hold de Tarek Atoui à la Tate Modern. © Tate Photography / Yiil Liu.

Des sons pour les yeux las : Tarek Atoui à la Tate Modern

Dans le Turbine Hall de la Tate Modern, l’artiste libanais Tarek Atoui déploie Hold, une installation sonore immersive dont notre auteure Vamika Sinha livre une...

Toni Maraini enseigne l’histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Casablanca, 1965. Photo : Mohamed Melehi, courtesy des archives Toni Maraini.

Toni Maraini, aux avant-postes de la modernité marocaine

L’historienne et critique d’art Toni Maraini, qui enseigna aux Beaux-Arts de Casablanca de 1964 à 1972, est à l’honneur de la 47e édition du Moussem...