Retisser l’histoire

Réalisés à partir de photographies anciennes, les photo-collages de Marion Boehm convoquent l’imagerie occidentale et ses codes pour représenter l’Afrique avec prestige et dignité.

S’approprier l’imagerie occidentale pour redonner leur place et leur dignité aux Africains, c’est tout le sens du travail d’artistes comme Omar Victor Diop, Kehinde Wiley, Uche Okpa Iroha ou encore Yinka Shonibare. Chez Marion Boehm, cela prend la forme de photo-collages réalisés à partir d’images anciennes. Tout commence en 2010 lorsque l’artiste allemande part s’installer avec sa famille en Afrique du Sud. Malgré la disparition de l’Apartheid, elle constate la persistance d’un système d’exploitation, elle qui dit avoir toujours été interpelée par les problèmes liés « aux droits des femmes, aux discriminations raciales ou religieuses et à la question de l’endoctrinement ». La découverte du quar- tier de Kliptown, en périphérie de Soweto, sera pour elle un déclic. Elle y découvre une communauté qui la touche par ses rituels et ses pratiques culturelles. Elle prend surtout conscience de la fausseté du regard que l’on porte, en Occi- dent, sur les peuples du continent (…)

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le numéro #46 actuellement en kiosque.

À la une

Vue de la Somerset House lors de la 14e edition de 1-54 Londres

1-54 Londres : l’effet tremplin

Treize ans après sa création, la foire 1-54 a-t-elle réussi son pari ? Pensée comme une plateforme de visibilité internationale pour les galeries et artistes...

Vue du stand de La Loft Art Gallery, Frieze Masters 2026. © David Owens

Londres, hub des modernismes arabes et africains

À Londres, Frieze Masters et 1-54 accordent une place croissante aux modernismes arabes et africains longtemps marginalisés par l’histoire de l’art occidentale. Au-delà de leur...

Vue de l'installation Hold de Tarek Atoui à la Tate Modern. © Tate Photography / Yiil Liu.

Des sons pour les yeux las : Tarek Atoui à la Tate Modern

Dans le Turbine Hall de la Tate Modern, l’artiste libanais Tarek Atoui déploie Hold, une installation sonore immersive dont notre auteure Vamika Sinha livre une...

Toni Maraini enseigne l’histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Casablanca, 1965. Photo : Mohamed Melehi, courtesy des archives Toni Maraini.

Toni Maraini, aux avant-postes de la modernité marocaine

L’historienne et critique d’art Toni Maraini, qui enseigna aux Beaux-Arts de Casablanca de 1964 à 1972, est à l’honneur de la 47e édition du Moussem...